Tomas Berdych a debriefé sa défaite en conférence de presse. Nous n’avons pas eu le droit à un seul sourire mais à un regard très lucide sur son match et son beau parcours à Roland Garros.
Tomas, quand le match a‑t‐il tourné ?
Je ne sais pas. C’est difficile de savoir quand le match a tourné, mais je pense que le moment important, c’était au premier set, lorsque j’ai perdu mon service. Ce jeu n’était pas très bon. J’ai fait des fautes gratuites, j’ai donné des points gratuits. J’ai perdu mon service facilement. C’était tôt dans le match, mais c’est important quand même parce que j’aurais pu rester à sa hauteur. J’ai eu quelques occasions pour faire le break. J’aurais pris le premier set et le match aurait été différent.
Étais‐tu fébrile au premier set, lorsque tu es rentré sur le court ?
Non, pas du tout. J’ai essayé d’apprécier le moment. Non, je n’étais pas nerveux. J’avais obtenu de bons résultats, ici. J’avais atteint les demi‐finales. Donc, je voulais apprécier le moment sur le court. Je suis un peu déçu du résultat.
Tu frappes la balle très fort. Frappe‐t‐il la balle aussi fort que toi ?
Je ne sais pas. Je n’ai pas vu le match des tribunes. Vous, vous avez votre jugement parce que vous avez vu le match des tribunes. Vous avez eu la chance de le voir des tribunes. Il a pratiqué un bon tennis. Il a joué son jeu, a été agressif et a très bien servi. C’est ce qu’il a fait aujourd’hui. Il a remporté le match. Point final.
Quels sont les souvenirs que tu garderas de ces Internationaux de France ? Y a‑t‐il un moment spécial dont tu te souviendras pendant longtemps ?
Non, je ne vais pas garder ce souvenir pendant très longtemps, parce que j’espère continuer sur ma lancée en obtenant de meilleurs résultats, peut‐être ici, on ne sait pas. Pour moi, les deux dernières semaines ont été absolument remarquables. Chaque tour que j’ai remporté ici a constitué un grand moment. A chaque fois que vous vous imposez face à votre adversaire, vous appréciez le moment où vous êtes heureux. Tout cela, ce sont des bons moments pour moi. Même si vous remportez cinq ou six matches, si vous ne remportez pas le tournoi, néanmoins le dernier match, la demi‐finale en tout cas, vous donne l’impression que vous laissez quelque chose. Il faut rentrer chez soi, s’entraîner et se préparer pour les prochains matches.
Que penses‐tu des chances de Robin pour la finale ?
Attendons de savoir qui sera son adversaire en finale. On ne le sait pas pour l’instant. S’il joue contre Rafa, je pense que c’est le seul qui l’ait battu ici. Je pense qu’il a une grande occasion de s’imposer.
De votre envoyée spéciale à Roland Garros
Publié le vendredi 4 juin 2010 à 17:19


