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Caroline Wozniacki, 2010 en première classe

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Quand on parle de l’année 2010 sur le circuit féminin, Caroline Wozniacki fait partie de ces sujets incontournables. La Danoise, auteur, notamment, d’une deuxième partie de saison canon – première place mondiale en prime -, a été la grande actrice du dernier exercice. Retour en images, textes, citations et vidéo sur une très belle saison.

Début d’année 2010 difficile pour Caroline Wozniacki. La Danoise, qu’on avait quittée en larmes, fin 2009, aux Masters de Doha, égale sa meilleure performance à Melbourne en atteignant les huitièmes, certes – mais on attendait mieux -, et se fait sortir aux premier et deuxième tours à Sydney et Dubaï par Na Li et Shahar Peer.

« Je pense qu’il y a beaucoup de bonnes joueuses sur le circuit. Et beaucoup de jeunes comme moi qui montent. On est en train de vivre un changement de génération. […] Pour ma part, je pense que, quand vous jouez au haut niveau, vous devez simplement garder votre jeu et améliorer quelques petites choses. Je pense qu’il est surtout important de conserver et de développer mon style de jeu, parce qu’il fait ses preuves. […] Mon rêve, c’est toujours de remporter Wimbledon. J’aime le gazon, j’aime la tradition. »


Peut-être était-ce reculer pour mieux sauter… La voilà qui attaque le printemps pied au plancher et retrouve peu à peu la confiance qui lui manquait. Finale à Indian Wells, quarts à Miami, titre défendu à Ponte-Vedra et demie à Charleston. 16 victoires, 3 défaites pour quatre semaines bien pleines, où seules Jankovic et Henin la dominent à la régulière (abandon contre Zvonareva). A l’issue d’Indian Wells, elle passe de la 4ème à la 2ème place mondiale, nouvelle dauphine de Serena, rien que ça.

« Je me sens prête à gagner un Grand Chelem. J’ai réussi beaucoup de bons résultats, et j’ai battu beaucoup de joueuses du top 10. Donc oui, je me sens très bien. […] Je préfère jouer sur dur ou sur herbe que sur terre battue, mais je pense que je peux très bien jouer sur toutes les surfaces. [Aller au bout à Roland ?] C’est mon but ! »

Suite de la saison sur terre… et son lot de galères ! Touchée à la cheville contre Zvonareva, à Charleston, la Danoise peine à retrouver tous ses moyens physiques et retombe dans ses travers : à Stuttgart, Rome, Madrid et Varsovie, elle ne gagne plus deux matches d’affilée. En 2009, elle avait pourtant atteint la finale à Madrid… Mais elle ne s’en fait pas, persuadée de recouvrer la forme pour Roland Garros et d’y oublier ses problèmes de cheville.

« Aujourd’hui ma cheville va mieux. Je me sens très bien. J’ai un bandage qui m’a énormément aidée. Si j’ai continuer à faire quelques tournois malgré ma gêne c’est qu’en WTA il y a des règles. Il faut les suivre et les respecter. Ce ne sont pas simplement des amendes, il y a des points à prendre en considération, il y a des engagements et vous ne prenez pas de points. Si vous lisez les règles bien sûr… Bref, on pourrait peut-être parler d’autre chose, non ? »

Et c’est chose faite, en effet, sur la terre battue parisienne. « Ma cheville va mieux« , Ouf ! La voilà qui réalise son meilleur parcours à Roland, stoppée seulement en quarts par la future vainqueur, Francesca Schiavone, gagnant un match épique en huitièmes contre Flavia Pennetta, 7-6(5) 6-7(4) 6-2.
N’empêche, ses deux tournois sur herbe ne sont guère brillants… Défaite au premier tour à Eastbourne, où elle était tenante du titre, face à Aravane Rezai ; élimination en huitièmes à Wimbledon, 6-2 6-0, par Petra Kvitova, dans un match où « être à la rue » n’est pas une expression assez forte pour qualifier sa prestation.

« C’était super de rejouer un tournoi après une longue pause. Je suis de nouveau en forme et je voulais vraiment enchaîner les matches. La foule, comme toujours, a été géniale. Au Danemark j’ai toujours plein de choses à voir et faire, c’était une semaine chargée mais j’y ai pris du plaisir. C’est toujours agréable de voir tant de gens qui viennent regarder mes matches, et c’est génial pour le tennis danois, donc c’était une excellente semaine.« 


Mais la Wozniacki’s touch, c’est aussi ça : je perds pour mieux gagner. Après cette moitié de saison erratique, elle se lance, dès juillet, dans un marathon aux résultats exceptionnels : 35 victoires pour 4 défaites, circulez, ‘y a rien à voir ! Elle se ressource chez elle, avec un titre à Copenhague, certes, dans un plateau sans concurrence. Petite rechute et deuxième tour à Cincinnati, avant d’être titrée à Montréal, plus grand titre de sa carrière, et à New Haven, pour la troisième fois de sa carrière. A l’US Open, après un départ canon – 17 jeux et aucun set laissés à ses adversaires en cinq matches -, elle s’arrête un cran en-dessous de l’année précédente, battue par Vera Zvonareva en demi-finale.

« Vous savez, je prends toujours un match après l’autre, et je fais de mon mieux à chaque fois. Bien sûr, j’ai joué un bon tennis avant et pendant ce tournoi, sauf contre Vera, même si j’ai connu de bonnes phases. Bien sûr je n’aime pas perdre, mais c’est une leçon à méditer. Je suis allée en demies et en regardant mon comportement sur l’ensemble du tournoi je peux être assez satisfaite.« 


Sa fin de saison 2010 : trois tournois, des titres à Pékin et Tokyo, une finale aux Masters. Numéro 2 mondiale depuis Montréal, elle touche la consécration à l’issue du tournoi de Pékin : la voilà numéro une mondiale. 6 titres (dont 4 Premier Events), 2 finales (dont une aux Masters), elle est clairement la plus méritante sur l’année 2010.

« Je suis très fière de devenir numéro 1 mondiale. Cela a toujours été un rêve pour moi de devenir numéro. C’est un grand jour pour moi. »


Reste l’éternel doute, à balayer en 2011 : ses performances en Grand Chelem, décevantes cette saison, et l’absence de titres majeurs. Certes, son jeu, souvent trop défensif, n’est pas des plus séduisants, mais sa marge de progression en est d’autant plus importante. On attend de la voir se mesurer à une Serena en pleine possession de ses moyens, cela lui permettra de jauger le chemin qu’il lui reste à parcourir.

« J’ai vécu une année fantastique. J’ai battu tellement de bonnes joueuses. Je suis arrivée jusqu’en finale ici, mais on ne peut tout simplement pas gagner tous les matches. Dans le troisième set, cela a été très serré, j’ai eu l’ascendant, mais Kim a très bien joué les points importants. Elle le mérite vraiment. Je vais m’entraîner dur cet hiver et je reviendrai avec l’espoir de gagner l’année prochaine, mais là je suis très fière de ce que j’ai réalisé… »

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