Quel finish ! Jérémy Chardy s’est offert une victoire de choix, cet après‐midi, à Roland Garros. 6–4 6–1 6–7(3) 3–6 11–9, face à Yen Hsun Lu… Le Pâlois n’a rien lâché et s’est montré serein, en conférence de presse. Mieux, il se dit opérationnel physiquement et ne se fait pas de soucis pour la suite, après quatre heures match pourtant.
Son sentiment
C’est la première fois que je vis une telle situation, avoir une balle de match dans le troisième set et finir aussi loin, au cinquième. C’est peut‐être le match le plus long que j’ai été amené à jouer. L’essentiel, c’était de gagner. C’est ce que j’ai fait, je suis content ! Depuis le début de l’année, j’ai gagné pas mal de matches à l’arrache, ça fait du bien, ce sont des victoires importantes. Je rejoue bien, je me fais plaisir sur le court. C’est ce qui me pousse à me battre pour gagner des matches comme celui‐là.
Son match
Dans les trois premiers sets, j’avais ma tactique. Je le faisais reculer en jouant bombé. Après, j’ai un peu trop joué en cadence, je lui ai donné confiance. Au cinquième, je rejouais bien, lui ne ratait plus beaucoup en retour. A chaque fois, il retournait assez long, il me faisait jouer… Mais comme je trouvais que je me débrouillais plutôt pas mal dans ce dernier set, je n’ai pas trop paniqué d’avoir un break de retard.
S’il avait perdu
Ca aurait été difficile de perdre cette rencontre, avec toutes les occasions que j’ai eues… Je dominais vraiment le match, alors être battu après un tel scénario… C’est une victoire qui fait vraiment du bien. Je suis vraiment content de gagner à Roland. Depuis le début de l’année, j’ai réussi à reprendre de la confiance depuis le début de l’année. Mais il y a eu des victoires dans des contextes plus difficiles, où le succès m’a fait encore plus plaisir.
Ses ambitions
Je me suis bien préparé, j’ai beaucoup joué sur terre battue depuis le début de la saison. J’ai vraiment bien joué par périodes, à l’entraînement, comme en match. Je crois vraiment que je peux gagner contre Tipsarevic. J’ai un jour pour récupérer. C’est plus facile de récupérer quand on a gagné (sourire). Mais, pour l’instant, je me sens bien physiquement.
De votre envoyé spécial, à Roland Garros.
Publié le mardi 29 mai 2012 à 17:34


