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Coco Gauff s’in­digne : « Je ne pense pas que des gens devraient mourir dans la rue simple­ment parce qu’ils existent »

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Si elle parcourt le monde tout au long de l’année, Cori Gauff reste profon­dé­ment atten­tive à l’actualité de son pays.

Interrogée par The Guardian depuis Dubaï, la joueuse de 21 ans, actuel­le­ment 4e mondiale, confie être préocupée par les infor­ma­tions faisant état de répres­sions migra­toires sévères et de la mort de mani­fes­tants aux États‐Unis.

« Je ne suis évidem­ment pas d’ac­cord avec tout ce qui se passe aux États‐Unis. Je ne pense pas que des gens devraient mourir dans la rue simple­ment parce qu’ils existent. Je n’aime pas ce qui se passe. Je pense que pour moi, c’est parfois diffi­cile de me réveiller et de voir certaines choses, car je me soucie beau­coup de notre pays. Les gens pensent peut‐être que ce n’est pas le cas, mais c’est faux. Je suis très fière d’être améri­caine. Mais je pense que quel que soit le pays dont vous êtes origi­naire, vous n’avez pas à repré­senter l’en­semble des valeurs défen­dues par les diri­geants. Je pense qu’il y a beau­coup de gens qui croient en ce en quoi je crois, et qui croient en la diver­sité et l’éga­lité. J’espère donc qu’à l’avenir, nous pour­rons revenir à ces valeurs. Si vous me posez une ques­tion, je vais vous dire ce que je pense. Je pense que beau­coup de gens sur les réseaux sociaux, en revanche, aiment dire qu’il faut rester en dehors de la poli­tique. Les gens veulent entendre notre opinion à ce sujet. Certains joueurs choi­sissent de répondre ‘sans commen­taire’, ce qui est tout à fait leur droit. Je comprends cela. D’autres préfèrent donner leur opinion. Je pense que ce que je déteste le plus, c’est quand les gens nous disent de ‘rester en dehors de ça’ quand on nous pose des ques­tions. Si vous me posez une ques­tion, je vais vous donner ma réponse honnête. Ça ne me pose aucun problème. Parce que j’ai vécu ça. Ma grand‐mère est litté­ra­le­ment une mili­tante. C’est litté­ra­le­ment ma vie. Donc ça ne me dérange pas de répondre à des ques­tions difficiles. »