Jim Courier confie au journal suisse, le Temps ses impressions sur Roger Federer. Morceaux choisis.
Quelle leçon peut‐on tirer de sa défaite face à Djkovic en demi‐finale ?
« Que sa défaite contre Novak en demi‐finale de l’US Open a eu un impact. Roger l’a battu trois fois entre‐temps, mais ce sont les victoires en Grand Chelem qui comptent. Roger le sait, tout le monde le sait. Il en est conscient et je suis certain qu’il trouvera la solution pour changer ça ».
Sur le plan du jeu, quelle est la différence entre le jeu de Nadal et de Federer et le vôtre à l’époque ?
« Je me reconnais davantage dans celui de Rafa. Il est plus proche de mon style ou de celui d’un Thomas Muster. L’évolution de la technologie de toute évidence a modifié un peu le jeu. Mais je me retrouve dans l’énergie que met Rafa sur un court. Quant à Roger, c’est un animal différent. Il est le joueur le plus complet que je connaisse. Il ne parle pas le même langage que les autres sur un court. Il possède une impressionnante variété de coups, qu’il peut jouer à tout moment. Il dégage une sorte de grâce naturelle qui m’est étrangère. Comme n’importe qui d’autre, je l’admire avec émerveillement ».
Peut‐il encore gagner un tournoi du Grand Chelem ?
« Absolument. Il est si talentueux et parvient si bien à élever son niveau de jeu au fil des tours dans un Grand Chelem… S’il reste en bonne santé, il a encore trois ou quatre ans devant lui pour gagner des Majeurs. Il a un jeu ne lui demandant pas trop d’énergie, une immense expérience et des armes – service, coup droit, variété du jeu… – encore affûtées ».
Publié le jeudi 3 février 2011 à 16:10


