AccueilActualitéDate-Krumm: "Mon mari m'a poussée à revenir"

Date‐Krumm : « Mon mari m’a poussée à revenir »

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Retour sur la joueuse qui signe l’ex­ploit du jour et qui avait pris sa retraite en 1996 : Kimiko Date Krumm. Verbatim. « De 1996 à 1998, je n’ai pas pris de raquette, je n’ai pas joué au tennis. Je ne suis pas rentrée sur un court de tennis. Puis, j’ai commencé à faire du jogging, cela a commencé par une fois par semaine, ensuite 3 fois par semaine. J’allais nager. J’essayais de me remettre en forme, de faire de l’exer­cice physique. Je me suis dit ensuite qu’il fallait que je pratique des sports. J’ai joué au tennis, mais pas beau­coup en fait. En 2002, je me suis fait une bles­sure, je me suis cassée le tendon d’achille du pied gauche. Je me suis mise ensuite à courir. J’ai fait le mara­thon de Londres en 3 heures 30. J’ai continué à faire du mara­thon, mais mon mari m’a demandé pendant combien de temps je voulais faire du mara­thon. Il m’a dit : « Es‐tu une coureuse de mara­thon ou non ? » On a essayé de faire un bébé, mais on n’a pas été couronnés de succès. Rien ne s’est passé. On m’a dit : « Tu devrais arrêter le sport, tu en fais trop. Tu as fait trop d’exer­cices physiques. » Par exemple, mon mari rentre à la maison, il reste 5 minutes, moi je me mets à faire du sport. On m’a dit qu’il fallait que j’ar­rête d’en faire. Je n’étais pas trop heureuse à l’idée d’ar­rêter le sport. On a essayé de faire un bébé. J’ai arrêté de faire du mara­thon. J’allais courir 6 fois par semaine, presque tous les jours. C’était un peu trop. J’ai décidé de baisser de rythme un peu. J’ai aussi travaillé pour la télé­vi­sion, j’étais commen­ta­trice notam­ment pour l’Australian Open, Wimbledon, Roland Garros. J’ai travaillé pour la télé. J’ai parti­cipé à un projet pour un maga­zine de photos. Puis j’ai travaillé pour Yonex et Adidas. Je profite de la vie avec mon mari. En 2007, j’ai décidé d’avoir une bonne condi­tion physique pour me remettre au tennis. On s’est marié en 2001. Quand je l’ai rencontré, il était coureur auto­mo­bile. Il adore le sport, le tennis. Il m’a dit : « Pourquoi pas ? Pourquoi pas relever le défi de revenir juste pour s’amuser. » Lorsque l’on s’est rencontré, il ne m’avait jamais vue jouer en direct. Il ne m’a vue qu’à la télé­vi­sion. C’est pour cela qu’il m’a poussée à jouer. En mars 2007, j’ai fait un match exhi­bi­tion au Japon avec Steffi Graf et Martina Navratilova. J’ai pu m’en­traîner, j’ai pu faire des exer­cices physiques. Après, nous avons discuté. On s’est demandé si je devais jouer ou pas, si je devais reprendre la compé­ti­tion. Il m’a poussée. J’ai décidé de revenir sur le circuit. »