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Djokovic : « Contre Raonic, il ne faut pas se frustrer, sinon, c’est plié »

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Qualifié pour les demi‐finales de Roland Garros, Novak Djokovic a expliqué en confé­rence de presse que sa victoire sur Milos Raonic s’était jouée sur quelques points. Le Serbe raconte comment il a vécu ce match face au bombar­dier cana­dien et se projette égale­ment sur le choc à venir contre Ernests Gulbis, un joueur qu’il connait bien pour s’être entraîné dans la même académie en Allemagne, il y a plus de 10 ans.

Comment vous êtes‐vous senti sur le court aujourd’hui ?
Dans un match contre lui ou n’im­porte quel serveur de son calibre, c’est‐à‐dire des joueurs qui ont un immense service, extrê­me­ment précis et puis­sant, c’est très diffi­cile de faire quoi que ce soit. Il faut être très régu­lier, très fort menta­le­ment et se préparer à saisir sa première oppor­tu­nité. Quand elle se présente, il faut savoir la saisir. C’était donc très impor­tant de gagner le premier set. Au deuxième set, c’était très accroché. Enfin, dans le troi­sième set, je me suis senti plus à l’aise. Même si c’est un match en 3 sets, cela s’est joué sur quelques points. Mais c’était un peu ce à quoi je m’at­ten­dais. Je savais qu’il servi­rait comme ça et que je n’au­rais pas beau­coup d’op­por­tu­nités mais que, lors­qu’elles se présen­te­raient, il faudrait que je les saisisse immé­dia­te­ment. C’est ce que j’ai su faire.

On dit que les courts en terre battue ne sont pas faits pour les grands serveurs. Alors comment fait Raonic pour briller sur la surface, à votre avis ?
Quand on sert à 225 km/h, peu importe la surface, la balle va vrai­ment vite ! Et puis Raonic se déplace très vite et très bien malgré sa taille. Son coup droit est égale­ment très puis­sant. On se pose des ques­tions lors­qu’on l’af­fronte : faut‐il cher­cher à écourter les points ou tenir l’échange ? C’est la raison pour laquelle tout ces matches se jouent au mental. Il ne faut surtout pas se frus­trer trop tôt dans le match, sinon, c’est plié. Lui et Isner ont réussi de très belles choses sur cette terre, même si c’est consi­déré comme une surface lente. Mais il faut aussi signaler qu’ici, les courts sont plus rapides que sur d’autres tour­nois sur terre. Peut‐être aussi que sur terre battue, la balle rebondit aussi plus haut et que cela leur permet de rentrer dans le court plus rapidement.

Vous‐voilà en demi‐finales. Comment évaluez‐vous vos chances de victoire ici ?
Pour l’heure, je me concentre sur le prochain match. Je ne veux pas penser à une éven­tuelle finale, je me consente sur Gulbis. Il a joué un très beau quart de finale, c’est un adver­saire redou­table. De mon côté, je sais que j’ai aussi une belle saison sur terre battue, entre ma victoire à Rome et ces premiers matches à Roland Garros. Je vais avoir 2 jours pour me reposer, pour retourner sur les courts d’en­traî­ne­ment, pour revenir fort et prêt pour la nouvelle épreuve qui s’offre à moi, face à Gulbis.

Vous connaissez Gulbis depuis long­temps car vous vous êtes entrainé dans la même académie que lui à l’âge de 14–15 ans. Quel souvenir gardez‐vous de lui ?
On a toujours eu une rela­tion très sympa tous les deux. On n’a pas partagé de chambre à l’aca­démie, mais on avait des chambres contigües. On a passé pas mal de temps égale­ment à s’en­traîner et de nombreuses heures à jouer aux cartes, à regarder la télé. On est de bons copains, on se connaît très bien. Il a toujours été un gars très enthou­siaste pour toutes les choses de la vie. On voit qu’il a envie de prendre plaisir à tout et de croquer la vie à pleines dents. Niveau tennis, c’est un type de grand talent. Il a toujours eu beau­coup de talent. Je me souviens que lors­qu’il venait sur le courts s’en­traîner, il frap­pait très fort dans la balle. Il respec­tait ses entraî­neurs, il respec­tait les joueurs qu’il appré­ciait. Quant aux autres, il les écra­sait sur le court, que ce soit à l’en­traî­ne­ment ou pendant les tour­nois ! Il a toujours eu une grande confiance en lui. Même quand il avait 14 ou 15 ans, on voyait déjà qu’il allait devenir un grand joueur parce qu’il avait le jeu mais aussi parce qu’il n’avait aucune peur. Il était toujours perfec­tion­niste, il voulait toujours progresser, il n’était jamais satis­fait de son jeu. En tout cas avec moi, il travaillait toujours sérieu­se­ment et on s’en­ten­dait très, très bien, sur les courts comme en dehors.

Vous ne l’avez pas affronté depuis Indian Wells il y a 2 ans. Quelle est a diffé­rence entre le Gulbis d’au­jourd’hui et celui de 2012 ?

Il y a eu ces quelques années où il a été absent du tennis au très haut niveau. Il avait des hauts, des bas… Il n’était peut‐être pas prêt à travailler aussi dur. Mais aujourd’hui, les choses ont complè­te­ment changé et on voit qu’au cours des 12 derniers mois, ses résul­tats lui ont permis d’ac­céder au top 15, top 20. Il vient de battre Berdych et j’ai vu son match contre Roger : il joue vrai­ment très, très bien. Il a un énorme service. Quand son service passe, ça lui donne un gros avan­tage sur l’ad­ver­saire. Et puis il est très agressif du fond de court. Il maîtrise égale­ment la surface puis­qu’il a grandi sur la terre. Je me souviens qu’à l’aca­démie, on jouait énor­mé­ment sur terre. Bref, même s’il est grand, il se déplace très bien sur le terrain. Vendredi, il va être très agressif, et va lâcher tous ses coups : je le sais, c’est son style. Il faut donc que je me prépare avec mon équipe et que je mette au point la tactique adéquate. 

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