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Djokovic : « Je fais mon chemin »

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Au sortir de son match gagné en 4 sets face à Korolev 6136 6163, Novak Djokovic a accordé une longue confé­rence de presse. Le Serbe ne faisant pas partie des joueurs présents lors du media day, cette confé­rence a été l’oc­ca­sion de s’en­quérir de l’état de forme actuel de Nole. Extraits.

Q. Novak, tu n’as pas joué à Madrid la semaine dernière. Comment t’es-tu senti sur le court, parce que ça fait un petit moment que tu n’avais pas joué de match ?
Je crois que depuis Rome, je n’ai pas joué de match en entier. Je savais que mes sensa­tions seraient diffé­rentes aujourd’hui en péné­trant sur le court, et je sais que c’est complè­te­ment diffé­rent de l’en­traî­ne­ment de ces deux dernières semaines. A l’en­traî­ne­ment, je sentais bien la balle, je sentais que je pouvais tenir la distance en match. J’ai eu des hauts et des bas, le deuxième set n’a pas été très bon de ma part mais j’ai surmonté le problème. A l’en­tame du troi­sième set, j’ai commencé à mieux jouer, j’ai commencé à mieux servir, donc il faut que je sois positif. Lentement mais sûre­ment, je fais mon chemin.


Quelles sont tes attentes pour ce tournoi ? Penses‐tu que tu peux t’imposer ainsi ?

Je ne pense pas à cela, la conquête du titre est très loin, vous savez, ce n’est que le début de ce tournoi. Federer et Nadal sont les deux meilleurs joueurs du monde, ce sont les deux favoris qui briguent le titre ici. Mais si je suis en mesure de jouer mon meilleur tennis, si je suis en mesure d’en­chaîner les perfor­mances, je pense aller loin en deuxième semaine.

Ton problème d’al­lergie est‐il résolu ou est‐ce que tu as peur que cette allergie revienne ?

J’ai beau­coup souf­fert cette année. J’étais à la peine. C’est la première fois que la réac­tion à l’al­lergie a été si forte. Le prin­temps était déjà avancé, je ne pouvais pas faire grand‐chose avec cette allergie. Elle est active, mais elle est beau­coup moins forte qu’au cours de ces deux derniers mois. Cette période est derrière moi main­te­nant, je vais me concen­trer sur le court, sur mon jeu. J’essaierai de mieux me préparer l’année prochaine au niveau santé.

S’agissant de moti­va­tion, nous, jour­na­listes, pensons que, dans chaque sport, il faut être motivé tous les jours, chaque minute, chaque heure. Comment peut‐on garder la moti­va­tion toute l’année à chaque entraî­ne­ment ? Qu’est‐ce qui te donne la moti­va­tion en quelque sorte jour après jour ?

C’est une bonne ques­tion. Ce qui fait la diffé­rence entre les joueurs comme Nadal, Federer, ceux qui sont en haut du clas­se­ment, moi aussi, et les autres joueurs, c’est la diffé­rence mentale. Il faut être affûté menta­le­ment, il faut être concentré tout le temps, il faut comprendre un peu ce que l’on fait dans la vie, il faut donner le maximum à chaque moment de ta vie. Il faut profiter de ta vie à chaque moment, parfois tu ne joues pas très bien et puis tu dois trouver la solu­tion pour l’emporter. A l’en­traî­ne­ment, on s’en­traîne mais on n’a pas tout le temps envie de s’en­traîner. Mais c’est la vie. Il faut l’ac­cepter, on a choisi de faire une carrière dans le tennis, il faut essayer de s’y tenir. La moti­va­tion d’être au plus haut niveau, c’est très passion­nant, c’est ce qui me fait palpiter en fait, je brûle d’envie de remporter un Grand Chelem. J’espère réaliser de nombreux objec­tifs. Je n’ai que 23 ans, tant que j’aurai cet état d’es­prit, je jouerai au tennis.