AccueilDjokovic : "Je n'appelle pas ça de la terre battue"
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Djokovic : « Je n’appelle pas ça de la terre battue »

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En confé­rence de presse hier, Novak Djokovic était très remonté. Excédé par une surface bleue qu’il ne peut plus voir en pein­ture, le Serbe a avoué qu’il ne s’engagerait pas à Madrid l’année prochaine si la terre était bleue. Extraits.

Tipsarevic aurait‐il gagné dans d’autres conditions
Je ne veux pas rentrer dans ce genre de consi­dé­ra­tions. Je veux féli­citer Janko. Il joue l’un des meilleurs tour­nois de sa carrière. Il se sent très bien. Je lui souhaite d’aller au bout. Il peut le faire, il a le jeu, la confiance pour ça. Il était le meilleur joueur. J’ai laissé passer ma chance dans le premier jeu du premier set. Mais à chaque fois que j’ai eu une chance, il a sorti ses meilleurs coups. J’ai essayé de bien retourner, d’être à l’in­té­rieur du court. Mais il frap­pait la balle extrê­me­ment bien, c’est tout. Moi, je veux juste oublier cette semaine le plus vite possible et me tourner vers la  »vraie » terre battue.

Si la surface nivelle les valeurs.
Oui, c’est peut‐être le cas. Car ici, vous ne pouvez pas prédire les rebonds de la balle et les mouve­ments. Alors tout est possible. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Je ne serai pas là l’an prochain s’il y a encore cette terre battue. Nous ne savions pas à quoi nous attendre, car nous n’avions pas pu tester cette surface. Il m’a fallu une semaine pour essayer de m’y habi­tuer et de jouer à un bon niveau. Mais je suis impa­tient de revenir sur de la vraie terre battue, parce que je n’ap­pelle pas ça de la terre battue. C’est quelque chose de complè­te­ment diffé­rent. S’ils voulaient faire un test pour voir à quoi ça ressem­blait, à mes yeux, ils ont échoué. Je ne peux pas dire ce qui va se passer à l’avenir. Je peux juste dire que j’es­père que l’ATP va consi­dérer avec atten­tion ce que nous ressen­tons, ce que nous pensons. Parce que si l’ATP protège les joueurs et les soutient, alors, il n’y a aucune chance que Madrid garde la terre battue bleue.

Une rencontre avec les diri­geants de l’ATP est prevue.
Je n’ai vrai­ment pas besoin de rencon­trer qui que ce soit. Il n’y a pas de discus­sion à mes yeux. C’est très simple. Pas de terre bleue pour moi, c’est tout. Le test a échoué. C’est une surface complè­te­ment diffé­rente au milieu de la saison sur terre battue ocre. Je veux faire de mon mieux dans chaque match et chaque tournoi, mais si je ne peux pas bouger et que je mets autant de pres­sion sur mon corps, tout en ayant sans arrêt à me préoc­cuper du risque de bles­sure, à quoi ça sert de jouer ici ? C’est comme ça pour 2012. Mais en 2013, si la terre est bleue, je ne viens pas c’est sûr. Les perdants cette semaine, ce sont les joueurs. Ils ont pris une déci­sion sans l’ac­cord des joueurs. C’est quelque chose qui doit être changé immé­dia­te­ment. Les tour­nois défendent leurs propres inté­rêts, je ne peux pas leur repro­cher. Mais le problème, ce sont les gens qui leur ont donné l’au­to­ri­sa­tion de faire ceci. Nous avions eu quelques discus­sions à ce sujet l’an passé et nous avions dit que nous n’en voulions pas. C’est juste un exemple clair du fait que le système ne fonc­tionne pas en faveur des joueurs.