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Drouet : « J.Tomic doit être banni »

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De retour en France, le tennisman Thomas Drouet, victime d’un excès de colère de John Tomic –père de Bernard pour qui il est le sparring‐partner‑, devrait être entendu dans le courant de la semaine afin de livrer sa version des faits. Une version qu’il a déjà rendue publique, dans un entre­tien accordé au Herald Sun. S’il n’en veut pas à Bernard Tomic, il espère que son père sera défi­ni­ti­ve­ment banni du circuit, afin de ne plus avoir à le recroiser par la suite. Quant à John Tomic, il plaide la légi­time défense et estime ne pas être respon­sable de ce qu’il s’est passé, comme l’a annoncé son avocate Maître Carmen Dieguez. L’affaire sera jugée le 14 mai prochain par un tribunal madrilène.


L’agression


 » Cela s’est passé à l’extérieur de l’hôtel, l’hôtel Cuzco à Madrid. Il est venu vers moi, je pensais qu’il allait s’excuser mais il m’a demandé de l’accompagner. Alors j’ai marché avec lui, peut être sur 100 mètres, et il regar­dait tout autour de lui, comme s’il cher­chait quelque chose. Il m’a ensuite craché au visage. J’ai reculé et je lui ai dit : ‘John, tu es un homme, un vrai. Ok, ne me paie pas, Bernard le fera’. Il s’est bruta­le­ment retourné et m’a assené un coup de tête ici (en poin­tant du doigt l’arête de son nez). J’ai appelé à l’aide, et je me suis effondré. J’ai perdu connais­sance pendant 10 à 15 minutes. Je ne savais pas ça, c’est ce que l’on m’a dit. J’ai perdu connais­sance. On m’a dit que je trem­blais. On m’a aussi dit qu’après le coup de tête, il est retourné à l’hôtel natu­rel­le­ment, comme si rien ne s’était passé. J’étais à l’hôpital, en train de subir des analyses, le nez cassé, coupé à cet endroit (au‐dessus de son œil) et ma vertèbre est, comment dire, déplacée. C’est problé­ma­tique. “ On m’a dit que les muscles de mon cou se sont bloqués comme après un coup du lapin. […] Mes amis et ma famille sont tous inquiets, je le suis égale­ment, donc je consul­terai des méde­cins à mon retour, dans le cadre du rapport médico‐légal. Je ne suis pas là pour faire des histoires, je n’ai pas menti. »

Bernard Tomic


 » Je me sens mal pour Bernard aussi. S’il y a quelqu’un qui doit souf­frir de la situa­tion aujourd’hui, c’est bien Bernard. C’est un type bien mais son père le mani­pule. Je lui souhaite vrai­ment le meilleur. Il s’est excusé, je suis triste pour ce qui est arrivé. Son père le mani­pule tous les jours. De la violence quoti­dienne, verbale la plupart du temps mais physique la semaine dernière. Pendant six mois, j’ai été témoin de cela, il me traite comme de la m.… et je pleure quand je suis au télé­phone avec ma copine. Cela ne devrait pas se produire. Mais vous imaginez la pres­sion qu’a Bernard ? Subir cela au quoti­dien ? Depuis qu’il a 10 ans. Vous imaginez à quel point il a du être triste. C’est un type bien, mais quand John est dans les parages, c’est horrible. A Adélaïde, il le mena­çait, il l’a laissé, pleu­rant sur le court numéro 12. Je me souviens parfai­te­ment, j’y étais quand son père l’a frappé à la bouche. J’étais un simple témoin, je n’ai rien dit. Bernard a besoin d’amour et de protec­tion, c’est la même chose depuis 10 ou 15 ans. Personne ne veut travailler avec John. Les gens parlent beau­coup de Bernard, mais c’est un type bien qui a besoin d’être entouré des bonnes personnes. »

Source : The Herald Sun

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