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Federer : « Ca commence à venir »

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Roger Federer était de passage sur la terrasse de France Télévisions ce mercredi. Le Suisse, très détendu et souriant, a donné une inter­view plutôt sympa­thique. En voici des extraits.

Roger, beau­coup de vos fans ont eu peur hier lorsque vous avez été mené deux sets à rien par Del Potro…

Moi aussi j’ai eu peur ! Depuis le début de ce tournoi j’ai parfois eu un peu de peine. J’ai parfois cherché mon jeu face à des adver­saires que je ne connais pas du tout. Le match contre Mahut n’était pas vrai­ment un match de terre battue aussi. C’est peut‐être un peu ça qui explique mes diffi­cultés. Contre Del Potro j’ai manqué de rythme au début mais après, j’ai vrai­ment mieux joué. Même si c’est vrai que lui bougeait moins bien, de mon côté je faisais moins de fautes, je boisais moins en coup droit. Je sens que ça commence à venir. Les entraî­ne­ments étaient très bons avant de débuter ce Roland Garros, je me sentais bien. J’ai eu quelques soucis physiques à Madrid et Rome, qui me gênaient notam­ment dans le jeu de jambes. Là ça va mieux, mais c’est peut‐être un peu pour ça que je jouais en quelque sorte avec le frein à main. Mais bon, je suis quand même passé, je suis en demie !

On vous a vu en colère sur le terrain hier, c’est plutôt rare…

D’habitude je n’aime pas me retourner vers mon clan parce que j’es­time qu’on est seul sur le terrain et qu’on n’a donc pas besoin d’aide. Hier, j’ai souvent raté des trucs faciles, des volées que je ne finis­sais pas. Et je me retourne vers eux ils me regardent tous… Je me dis : « Mais, regardez‐moi pas comme ça ! Dites moi un truc je sais pas ! » (Rires)


On a lu que vous auriez préféré affronter Tsonga plutôt que Djokovic demain, c’est vrai ?

Honnêtement, je trouve que Jo a fait un très bon match, c’est dur pour lui de perdre. Les Français sont des joueurs talen­tueux, qui jouent un super tennis, j’aime bien les affronter. A Bercy j’avais affronté Jo alors qu’il avait sauvé des balles de match en demi‐finale contre Isner. Cette fois ça ne passe pas, mais c’est comme ça le tennis. Djokovic a très bien joué aussi.

Justement, c’est donc Djokovic que vous allez affronter vendredi. Parlez‐nous de ce match et de la fameuse demi‐finale que vous aviez jouée contre lui ici‐même l’an passé…

Si je ne suis pas en forme, Novak me bat, comme cela s’est passé à Rome. Mais je pense que je serai meilleur qu’à Rome donc on verra. […] Et sur la demi‐finale de l’an passé, moi j’avais bien aimé ! Il y avait eu de sacrés échanges, une qualité de jeu incroyable. Un super physique, un super mental, ça s’était fini tard dans la nuit, bref il y avait tout. Cette année, je trouve qu’il y a moins d’at­ten­tion sur Novak et ça m’étonne. Il chasse (sic) quelque chose de plus grand encore, à savoir faire le Grand Chelem, alors que gagner 35 matches d’af­filée, comme c’était le cas l’an passé, c’est quelque chose de plus facile que tu peux repro­duire dans une carrière