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« Federer, c’est l’histoire d’un gamin de 13 ans… »

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Bel article de l’Illustré sur Roger Federer. On vous en conseille la lecture, c’est assez agréable. Federer peut‐il rede­venir numéro un mondial ? La réponse avec Laurent Favre.

Pour Ivan Ljubicic, c’est niet : « Le jeu est devenu beau­coup trop brutal. C’est un monde où personne ne vous fait le moindre cadeau. Roger peut gagner de grands tour­nois, mais tenir sur le long terme, ce n’est pas possible à bientôt 31 ans. » Pourquoi pas, pour Yves Allegro : « Depuis l’US Open, il est le meilleur joueur du monde. […] Quand la surface du tournoi de Bercy est devenue plus rapide, il a fait fina­liste. Quand Dubaï a été accé­léré, il gagne. Il gagne à Madrid sur la terre battue bleue. Les autres, qui jouent toujours le même tennis sur des surfaces qui ont tendance à s’uniformiser, n’ont pas cette capa­cité à s’adapter au chan­ge­ment. Pour moi, c’est bien la preuve qu’il est le meilleur joueur du monde. »

Et l’Illustré de conclure sur la notion de plaisir et d’amour du jeu… Marc Aebersold, entraî­neur suisse, va dans ce sens : « Federer, c’est l’histoire d’un gamin de 13 ans qui a décidé un jour de quitter Bâle et sa famille pour la Suisse romande parce qu’il avait un but. Il a toujours su ce qu’il se voulait et a toujours su faire les sacri­fices néces­saires pour atteindre ses objec­tifs. » André Scala, phili­sophe, égale­ment, comme le cite Laurent Favre… « Si Federer écri­vait un livre inti­tulé « Pourquoi je joue si bien au tennis », ce serait pour dire : « Parce que je suis celui qui l’aime le plus au monde. » […] Avec Federer, l’excellence ne dépend pas direc­te­ment de l’expertise, de la tech­nique, de la haine, du combat, de la compé­ti­tion, mais de l’amour du jeu pour le jeu. »

Un bien beau mot, qui reprend la désor­mais célèbre tirade de l’ex‐numéro un mondial : « Chez moi, l’envie vient toute seule. C’est simple, je ne pense pas qu’il existe quel­qu’un qui aime le tennis plus que moi. » Ca, c’est un cham­pion, n’est‐ce pas !

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