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Federer‐Djokovic : la leçon du patron

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Petit retour en vidéo sur l’un des 40 matches de « Grand Chelem, mon amour ».

Gasquet‐Roddick : Richie powery
Djokovic‐Nadal : K.O. debout
Nadal‐Verdasco : L’Akène et l’enfant

Safin‐Federer : Une vodka bien frappée

Nadal‐Federer : Love me tender
Williams‐Davenport : Big fight

Ivanisevic‐Rafter : Mad Monday

Dernière halte « Grand Chelem, mon amour » : ce soir, place à Federer‐Djokovic, demi‐finale de Roland Garros, cette année. La victoire du Suisse, 7–6(5) 6–3 3–6 7–6(5), a été l’un des coups de tonnerre de cette saison. On ne se lasse pas de cette première manche excep­tion­nelle, oppo­si­tion de style, un plaisir pour les yeux ! 

La leçon se tient en une manche – le prof’ fut excellent, mais l’étudiant aussi. Une manche de vitesse, de toucher et de géomé­trie. Une manche faisant du tennis une épreuve de mathé­ma­tiques, où Roger Federer est solu­tion d’une équa­tion, dont angles, puis­sance, place­ment, timing et jeu de jambes sont toutes les incon­nues. Une manche à montrer dans les écoles de tennis, qui consacre le jeu comme valeur magis­trale. Le reste de la rencontre et les trois sets suivants n’en sont que travaux appli­qués. A l’issue de ce match, Novak Djokovic recon­naît la supé­rio­rité de son adver­saire : « Je pense avoir bien joué. Mais Roger a vrai­ment très bien joué dans les moments impor­tants. Je le féli­cite pour cette superbe perfor­mance. » Comme s’il dési­rait, enfin, être adoubé par son prof’ prin­cipal. L’a‑t-il été ? Les ensei­gnants exigeants ont la rancune tenace. Néanmoins, quelques semaines plus tard, à l’issue du semestre, l’élève Djukobu devint premier de sa classe.
(La leçon du patron, chapitre 2 : Je t’aime… moi non plus)

Le livre « Grand Chelem, mon amour » est dispo­nible, en exclu­si­vité et en quan­tité limitée. Retrouvez les 40 matches de légendes de la décennie 2001–2011. Un livre de la rédac­tion de GrandChelem/Welovetennis.


A propos de l’auteur

Mircea Perb

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.