AccueilFederer : "Je me suis surpris d’avoir aussi bien joué sur terre"
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Federer : « Je me suis surpris d’avoir aussi bien joué sur terre »

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Pour son retour à Roland‐Garros, Roger Federer s’arrête en demi‐finale après avoir été battu en trois sets par Rafael Nadal (6–3, 6–4, 6–2). En confé­rence de presse, le Suisse a regretté les condi­tions venteuses mais s’es­time satis­fait de sa perfor­mance lors de la saison sur terre battue.

Roger, comment jugez‐vous ce match ?

Le premier set a consisté à s’adapter aux condi­tions tant il y avait du vent. Pour un grand match comme celui‐ci, c’était très compliqué pour tous les deux. On essaie de voir ce que l’on peut et ne pas faire, frapper à plat, donner plus de lift… J’aurais aimé rester contact. Avec ces condi­tions, il peut se passer beau­coup de choses. On a l’impression que l’on ne contrôle plus rien. J’ai sans doute des regrets pour le deuxième set. J’avais le break en menant 2–0 et j’avais le vent dans le dos. Tenir son service avec le vent et la qualité de retour de Rafa, c’est très diffi­cile. Il ne rate presque rien. J’ai eu des mini‐chances aujourd’hui (lire ce vendredi), pas assez pour gagner.

Comment évaluez‐vous votre retour à Roland‐Garros ? Allez‐vous revenir ?

Cela a été un super tournoi. J’ai vrai­ment profité, le soutien du public a été fantas­tique, peut‐être le meilleur de ma carrière. Que ce soit à l’entraînement ou pendant mes matchs, ils avaient l’air heureux de me voir. Sur le jeu, je pense avoir bien joué et je me suis surpris moi‐même d’atteindre les demi‐finales. Est‐ce que je revien­drai ? Comme pour tous les tour­nois, je ne sais pas encore. On verra ce qu’il se passe. J’ai vrai­ment savouré la saison sur terre battue et Roland‐Garros.

Vous restiez sur cinq victoires de suite face à Rafa. Avez‐vous adapté votre tactique par rapport au vent ?

Il arrive un moment où vous êtes juste content de mettre la balle dans le court et de ne pas être ridi­cule. C’était très diffi­cile pour tous les deux. Il n’y a aucune solu­tion pour s’entraîner dans ces condi­tions. Je ne sais pas ce que j’aurais pu faire diffé­rem­ment. Peut‐être mieux servir. Maintenant, je ne pense pas avoir mal joué compte tenu des condi­tions venteuses. Et puis Rafa est juste le meilleur joueur sur terre battue.

L’année prochaine le toit sera en place. Doit‐on le mettre dans ces condi­tions ou laisser en outdoor ?

Il y avait trop de vent, aujourd’hui (lire ce vendredi), il se serait envolé (rire) ! C’était complè­te­ment fou ! C’est comme si j’avais été dans un bac à sable pour enfants, je vais aller me vider les yeux pour pour arriver à voir ce que je vais manger ce soir (rire). C’est un tournoi outdoor, et si ce n’est pas dange­reux pour les gens, le toit doit rester ouvert. Le toit c’est unique­ment pour la pluie.

Ressentez‐vous de la décep­tion ou fina­le­ment êtes‐vous content de ce que vous avez fait ?

Je le vois des deux côtés. Je suis soulagé de finir la saison sur terre battue sans bles­sure. C’est une petite victoire. Je me suis surpris d’avoir aussi bien joué sur terre. Si on m’avait dit ça avant le tournoi, j’aurais signé tout de suite. Perdre en trois sets, ce n’est jamais drôle. J’espérais faire un peu mieux face à Rafa, j’ai eu quelques occa­sions… La décep­tion existe mais elle est minime. C’était Rafa, il a très bien joué et réalisé des coups incroyables. J’ai 37 ans et je sais comment gérer cette situa­tion. Je ne vais pas pleurer ce soir (sourire).

De votre envoyé spécial à Roland‐Garros