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Federer : « Madrid, pas le tournoi idéal pour un retour »

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Roger Federer débu­tera demain le Master 1000 de Madrid, face à Milos Raonic ou David Nalbandian. Après une longue pause, le Suisse parait être en pleine forme et s’est livré au site du Matin ; objec­tifs, J.O., le Suisse dévoile ses envies. Extraits.

Pourquoi un break aussi long
« Le break de ce prin­temps était destiné à préparer une longue saison 2012. De plus, j’étais revenu à Bâle l’automne dernier, ce qui consti­tuait un énorme avan­tage. J’évoluais chez moi et la surface en indoor permet­tait d’avoir des échanges raccourcis. A Madrid, je dois composer avec la terre battue, Rafa (Nadal), Novak (Djokovic) et tous les joueurs espa­gnols. Ce n’est donc pas le tournoi idéal pour un retour, même si j’y ai brillé par le passé (réd : titre en 2009). Cette pause d’un mois était toute­fois néces­saire. Il faudra abso­lu­ment être au top de Roland Garros à l’US Open. A Madrid, j’espère retrouver rapi­de­ment le rythme et gagner le maximum de matches, histoire de faire le plein de confiance. A l’entraînement, je me sens très bien. C’est de bon augure. »

Masters 1000, Grands Chelems, J.O., comment enchainer ces rendez‐vous ?
« Cette succes­sion peut effec­ti­ve­ment impres­sionner. Il ne faut toute­fois pas oublier que l’on pourra faire un break après Wimbledon. Cette période permettra de se ressourcer physi­que­ment et menta­le­ment. Le fait que les JO se déroulent égale­ment à Wimbledon faci­lite la prépa­ra­tion. Je vais m’installer tôt à Londres pour prendre mes marques avant les Jeux. Quant à la période qui débute cette semaine à Madrid et qui court jusqu’à Wimbledon, elle ne me fait pas peur. Cela fait plus de dix ans que je m’astreins au même programme. Je ne devrais pas rencon­trer de problèmes. »

Est‐ce qu’un seul joueur peut dominer cet enchai­ne­ment de tournois ?
« Je ne pense pas. Ce n’est pas compa­rable à la domi­na­tion que pour­rait exercer un joueur à l’Open d’Australie, Indian Wells, Miami et sur les autres tour­nois sur dur. Cet été, il faudra jongler avec plusieurs surfaces. Le vain­queur de Wimbledon sera évidem­ment le favori pour les JO. Mais là aussi, ces deux tour­nois présentent des diffé­rences. Les Jeux se dérou­le­ront au meilleur des trois sets, ce qui devrait être plus propice aux surprises. »

Y a t‑il toujours des problèmes avec Rafa ?
« Je suis content que tous ces soucis soient passés. Mais ce qui est sûr, c’est qu’en aucun cas, ça n’a altéré notre amitié. Nous avons, toujours, tous les deux, essayé de faire le maximum pour notre sport. Pour moi, rien n’a changé avec Rafa, je le respecte toujours autant. C’est la première fois que nous avons eu un désac­cord et, géné­ra­le­ment, comment faisons nous pour régler les problèmes ? On parle. Mais, cette fois, nous n’en avons pas eu l’oc­ca­sion. Tout ce qu’il a pu dire dans la presse austra­lienne ne m’a pas du tout blessé. C’était malheu­reux, il a dû se rétracter et s’ex­cuser par la suite. Rafa n’a pas besoin de s’ex­cuser. Ce qui est arrivé, est arrivé. Je sais que c’est une personne impor­tante pour notre sport et qu’il déci­dera de retra­vailler pour le Conseil. »

La raquette de Roger Federer, ici !