Au lendemain de sa défaite en demi‐finale à Hambourg, Roger Federer a accordé une interview au NZZ am Sonntag. Il a abordé plusieurs points cruciaux, dont sa motivation actuelle, son classement, ainsi que la place de numéro un mondial. En apparence, il s’agit d’un Roger serein… Mais lucide ?
Sa motivation
« Ma motivation est au top et je suis en forme. Si je devais arriver à un point où j’en aurais assez de voyager, où je devais me forcer à m’entraîner et à jouer, je me poserais sérieusement des questions. Mais ce n’est pas le cas pour le moment. Au contraire. Après Wimbledon, je brûle encore plus de jouer »
Son classement
« Ça m’importe peu. Lleyton Hewitt est pour moi un bon exemple. Son classement lui est égal. Il prend simplement plaisir à jouer. Je pense que mon ego ne souffrirait pas si un jour je ne figurais plus dans le top 10. Il arrive un moment où le classement n’est plus si important. Très honnêtement : je ne sais même pas exactement quel est mon classement actuel… 4e ? 5e ? 3e ? Aujourd’hui, mon classement ne m’importe plus tant que ça. Il ne doit pas dicter ta vie. »
L’évolution du jeu
« Aujourd’hui, nous sommes tous incroyablement forts sur la ligne de fond. Il n’est presque plus possible de réussir des coups gagnants. Mais dans le même temps, notre génération est devenue moins bonne au filet »
La place de numéro 1 ?
« Il me faut d’abord regagner des tournois avant de pouvoir y songer. Je dois d’abord retrouver un bon niveau et jouer avec régularité. C’est pourquoi il est important de repousser ses limites, à l’entraînement aussi. Il ne suffit pas d’être à 95 %. »
Publié le dimanche 21 juillet 2013 à 12:30



