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Federer : « Vivement la terre battue »

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Battu par Tomas Berdych en huitièmes de finale à Miami après avoir eu une balle de match, Roger Federer a reconnu peiner à retrouver son jeu. Un léger déficit de confiance combiné à un manque de rythme et de timing ont, selon lui, préci­pité ses élimi­na­tions à Indian Wells et Miami. Le Suisse se tourne désor­mais vers la terre battue.

Vous avez eu de grosses diffi­cultés avec votre revers ce soir. Commettre autant de fautes de ce côté là, c’est inha­bi­tuel pour vous. Quel était le problème ? C’est vrai qu’il jouait très bien aussi…

Oui, c’était un match diffi­cile. Ce n’est un secret pour personne, j’ai lutté lors des 5 derniers matches que j’ai joués ici aux Etats‐Unis. C’est déce­vant. Dans l’en­semble, si je devais analyser ma perfor­mance, je dirais vrai­ment cela : déce­vant. Mais je me suis battu autant que j’ai pu étant donné les diffi­cultés que j’ai actuel­le­ment. J’ai des soucis avec mon jeu, je manque défi­ni­ti­ve­ment de rythme. Je ne sais pas d’où cela vient. J’avais si bien joué en Australie… C’est forcé­ment déce­vant de ne pas arriver à retrouver ce niveau de jeu. Peut‐être que mon souci de santé (infec­tion pulmo­naire) m’a porté préju­dice plus que ce que je ne pensais. Peut‐être que le break a été trop long. Je suis habitué à ce genre de choses et je suis encore persuadé que j’au­rais pu faire bien mieux pendant cette tournée sur dur. Cela s’est joué à deux points près cette semaine et pareil à Indian Wells où j’avais aussi eu mes chances. C’est frus­trant de perdre alors qu’on a eu des chances de passer comme ça… Mais on va voir comment tout cela va évoluer.

Qu’allez‐vous faire pour « digérer » cette défaite ?

Bon. Ce n’est pas le genre de défaites où vous pouvez être dur contre vous‐même. J’ai essayé tout ce que je pouvais. Je crois qu’il a fait un bon match. C’est dur d’éva­luer sa perfor­mance puisque je me fixe seule­ment sur la mienne. Quand je ne joue pas mon meilleur tennis, j’ai du mal à juger du niveau de mon adver­saire, pour être honnête. Mais c’est un bon joueur, donc je savais qu’il y avait danger, surtout au regard de mes soucis de timing de ces deux dernières semaines. Mais je pensais avoir travaillé suffi­sam­ment dur pour gommer ces problèmes. Peut‐être qu’ef­fec­ti­ve­ment je m’étais suffi­sam­ment préparé. Mais il y avait quand même ce petit manque de confiance, celui qui m’a coûté ces deux élimi­na­tions (à Indian Wells et Miami). Cela ne fait qu’aug­menter mon désir de retourner sur les courts pour m’en­traîner et revenir encore plus fort. Je n’aime pas perdre ce genre de matches. J’ai hâte de débuter la saison sur terre battue main­te­nant. Cela fait du bien de changer et d’aller jouer sur une surface diffé­rente. J’ai sans aucun doute besoin de m’en­traîner dur et c’est ce que je vais faire. 


Après votre premier match vous aviez trouvé les condi­tions de jeu un peu étranges, notam­ment avec des balles qui avaient tendance à s’en­voler. Était‐ce encore le cas ce soir ?

Je suis un peu perdu en ce qui concerne mes sensa­tions avec la balle en ce moment. Parfois ça vole et parfois non. Ce soir, c’était clai­re­ment très très lent. Normalement Tomas (Berdych) ou moi servons entre 10 et 20 aces par match. Et ce soir, c’était quasi impos­sible de prendre de vitesse le gars au service. Parfois les condi­tions sont lentes et puis un peu plus tard dans la journée, les balles se mettent à voler de manière incroyable. Mais bon, le problème c’est vrai­ment mon jeu. Les condi­tions, je m’y habitue norma­le­ment après un match, deux tout au plus.

Après avoir gagné le second set, pensiez‐vous que vous iriez au bout ?

Je ne me suis jamais bien senti et ce tout au long du match. Je me suis juste battu avec ce que j’avais. Je savais que le troi­sième set serait diffi­cile, parce qu’au second, Dieu merci, il n’y était pas trop sur mes jeux de service. Cela m’a rendu la tâche un peu plus facile et m’a aussi permis de me détendre sur mon enga­ge­ment pour me concen­trer sur les jeux de retour. Mais regardez, j’ai eu des dizaines de chances à la fin. La balle de match est sur mon service, je veux dire, qu’est‐ce que je peux faire de plus ? J’ai essayé tant que j’ai pu. Ça ne veut juste pas basculer de mon côté en ce moment.

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