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Ferrer : « Je suis calme… »

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David Ferrer s’est présenté devant la presse dans le costume de fina­liste perdant, à Roland Garros. Le Valencian a débriefé ses sensa­tions pour sa toute première finale de Grand Chelem. Il a rendu hommage à Rafael Nadal, son bour­reau du jour, vain­queur 6–3 6–2 6–3, dont la supé­rio­rité était évidente sur cette rencontre.

Quel était ton plan de jeu, aujourd’hui, face à Nadal ?

C’est toujours diffi­cile de jouer contre Rafa. Le court était lent, plus lent aujourd’hui que d’ha­bi­tude. Il pleu­vait un peu. C’est diffi­cile de frapper des coups gagnants dans ce cas. Vous avez vu le score pendant le premier et le troi­sième set : on était assez proches, même si, au final, ça fait 6–3 6–2 6–3. Mais Rafa a mieux joué que moi. J’ai essayé de monter au filet, d’être agressif, mais le court était plus lent qu’à Rome ou à Madrid. Dans ce cas, c’est vrai­ment diffi­cile de le battre, avec des balles plus lourdes et plus lentes.

David, qu’a fait Rafa pour te battre ?

Il a mieux joué que moi, voilà tout. Il a mieux servi, il a été très agressif, notam­ment en coup droit, et il n’a pas fait d’er­reurs. Il a été plus régu­lier dans l’ensemble. 

Que ressent‐on lors­qu’on joue contre Rafa sur terre battue ?

Pour le battre sur terre battue, je dois être plus agressif. Je dois aussi finir les points, notam­ment au filet. Je dois sortir mon meilleur niveau de tennis, tout simple­ment. Mais, lorsque le terrain est plus lent, c’est très dur parce qu’il a plus de puis­sance que moi et, dans ce cas, c’est très diffi­cile de le battre.

Pourquoi Rafa est‐il si spécial ?

D’un point de vue mental, Rafa est le joueur le plus solide que j’ai jamais rencontré dans ma carrière. Il a tous les atouts de son côté. Il peut être agressif dans son style, il s’en sort égale­ment très bien au filet et son physique est incroyable. Il peut jouer des matches en cinq manches : il l’a fait il y a deux jours et, aujourd’hui, il est là et il joue faci­le­ment son meilleur tennis. 

Tu as l’im­pres­sion de ne pas être assez reconnu ?

Non, j’ai une bonne couver­ture média­tique en Espagne et à l’étranger. Après, peu m’im­porte si je ne suis pas plus reconnu que ça. Je suis content de ce que je fais et content de ma carrière. Je vais égale­ment essayer de conti­nuer encore un certain nombre d’an­nées pour être parmi les meilleurs joueurs du monde, c’est tout.

Atteindre les demi‐finales à Wimbledon, main­te­nant, c’est envisageable ?

Je vais essayer, bien sûr ! D’abord, je vais me reposer pendant deux jours, puis je vais bien me préparer pour la saison sur gazon. L’année dernière, j’avais perdu en quarts. Cette année, je vais essayer de faire de mon mieux afin de pouvoir aller plus loin dans le tournoi. Pour moi, c’est très impor­tant. Ces semaines à venir sur gazon comptent énor­mé­ment. Je vais essayer d’être régu­lier et de bien jouer à Wim’. 

Qu’est‐ce que tu retires d’un tel match ?

Ca a été un beau match. Je suis calme, serein, j’ai essayé de faire de mon mieux. On a toujours la sensa­tion qu’on aurait pu mieux faire. Mais lorsque l’ad­ver­saire joue mieux, qu’il est plus régu­lier, il faut admettre sa supé­rio­rité et accepter la défaite. J’espère juste que je vais conti­nuer à m’amé­liorer, voilà pour­quoi je travaille tous les jours. J’espère pouvoir jouer à nouveau une finale de Grand Chelem. L’an dernier, j’ai remporté mon premier Masters 1000. Me voilà pour la première fois en finale d’un Grand Chelem. Je compte continuer.

Le trac, ça t’a gêné ?
Non, j’avais le trac, certes, mais lui aussi. Ce n’est pas un facteur qui m’a empêché de prati­quer mon tennis. J’ai eu de bons moments, mais lui en a eu de très bons. Mes sensa­tions étaient posi­tives, c’était sympa. J’avais évidem­ment un peu de pres­sion, mais, lors de certaines rencontres de Coupe Davis, j’étais bien plus nerveux qu’aujourd’hui.

Votre envoyé spécial en direct de Roland Garros