AccueilFerrer-Murray, duel d'outsiders pour deux objectifs
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Ferrer‐Murray, duel d’outsiders pour deux objectifs

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David Ferrer et Andy Murray s’af­frontent pour une place en demi‐finales, à Roland Garros. Si perfor­mant sur terre, l’Espagnol n’a pour­tant encore jamais atteint le dernier carré Porte d’Auteuil. De son côté, Andy n’a encore jamais battu le sixième mondial sur terre battue. Les joueurs se connaissent bien et devraient nous offrir un duel intéressant.

5–4. En ce qui concerne les confron­ta­tions directes, Andy Murray mène la danse face à David Ferrer, par cinq victoires à quatre. Cette dixième rencontre sur le circuit, entre les deux hommes, sera aussi la quatrième sur terre. Et c’est sans doute ces statis­tiques là qui nous inté­ressent plus aujourd’hui. En effet, l’Ecossais n’a encore jamais battu David sur terre battue. Trois défaites à Madrid et Rome en 2010, et Barcelone en 2006. Catalogne, lieu de leur tout premier duel. Le sol catalan qui a vu pour la première et unique fois Murray prendre un set sur la surface ocre.

« Jouer Ferrer sur terre battue, ça a toujours été diffi­cile, mais, en ce moment, je pratique un super tennis. Nous nous sommes déjà joués souvent. Tous les matchs sont diffé­rents. Même les matchs sur terre battue, car certaines surfaces ocres seront plus rapides, d’autres plus lentes », souligne le Britannique sur le site de la BBC. Le numéro quatre mondial sait qu’il va devoir sortir le grand jeu pour faire déjouer un grand spécia­liste de la surface. S’il ne part pas favori, on a pour­tant envie d’y croire, au regard des des événe­ments des semaines passées. Car, Andy est toujours là. Et, ce, malgré les contre perfor­mances lors des tour­nois précé­dents, malgré les douleurs au dos, malgré la moitié d’un match joué en marchant face à Nieminen, malgré un set perdu contre Gasquet et l’hos­ti­lité du public pari­sien. Rien ne joue en sa faveur et pour­tant… Comme si une bonne étoile le pous­sait vers le haut. D’ailleurs, Andy en est bien conscient« Il y a quelques jours, j’ai cru que mon tournoi était fini. Alors, arriver aussi loin, c’est déjà une belle perfor­mance pour moi. »


Ferrer part favori et Ferrer veut enfin atteindre les demi‐finales du Majeur pari­sien. Enfin ! Un manque énorme dans la carrière de cet amou­reux de la terre. Un manque pour ce joueur qui a glané huit de ses 14 titres sur cette surface. Dont deux cette saison, à Buenos Aires et Acapulco, prou­vant bien que, lors­qu’il n’y a pas Nadal, c’est lui, l’Espagnol qui règne sur l’ocre. Si régu­lier sur le circuit, David échoue systé­ma­ti­que­ment à Paris. Il n’a jamais mieux fait que quart de fina­liste, battu à ce stade de la compé­ti­tion par Nadal en 2005 et Monfils en 2008. Le Français qui l’avait aussi éliminé en huitièmes de finales l’an dernier. 

Mais, cette saison, le parcours du sixième mondial est parfait jusqu’à présent dans la capi­tale fran­çaise. « C’est toujours d’éva­luer son niveau de jeu, de savoir si je pratique ou non mon meilleur tennis. En tout cas, c’est certain que je me sens bien en ce moment. Et je joue très bien depuis le début de la saison », souligne le Valencien sur le site de la BBC. Ferrer arrive en quarts de finales sans avoir laissé le moindre petit set à ses adver­saires. Et en se montrant , notam­ment, très impres­sion­nant face à Youzhny et son compa­triote Granollers. Dans l’ombre de Nadal, il a franchi les étapes une à une. Comme il le fait depuis de nombreuses années et cette saison n’échappe pas à la règle. Un parcours sans faute à Roland mais aussi sur les reste des courts. Si on met de côté le couac de Monte Carlo, David réalise un superbe début de saison. A son image : régu­lier et toujours aussi constant sur les terrains du monde entier. Vainqueur à Auckland, quart de fina­liste à Madrid, à Melbourne et Miami, il est aussi fina­liste à Barcelone et demi‐finaliste à Rome. Alors, si cette dixième parti­ci­pa­tion à Roland lui permet­tait enfin d’aller plus loin ? Pour bous­culer le Big Four. Pour prouver qu’il fait partie du Big Four…terrien.