AccueilGasquet : "C'était inespéré"
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Gasquet : « C’était inespéré »

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Alors qu’il n’a repris l’en­traî­ne­ment que depuis 10 jours, après 8 semaines d’arrêt pour cause de bles­sure au dos, Richard Gasquet a passé le premier tour de Roland Garros, aux dépens de Bernard Tomic (6–2 6–1 7–5). Forcément content, le Français insiste sur son bonheur d’avoir pu jouer sans douleurs.

Richard, comment va votre dos ?
Ca va. Je ne sers pas à 100%, mais à 80%. Je n’ai pas eu de douleurs aujourd’hui, même si là je ressens beau­coup de cour­ba­tures. Mais ce n’est pas la douleur à propre­ment parler comme il y a 2 semaines. Il y a vrai­ment eu une énorme amélio­ra­tion, ça n’a même plus rien à voir. Mais bon, après 8 semaines d’arrêt et seule­ment 10 jours d’en­traî­ne­ment, c’est très diffi­cile. Il faut que je sois indul­gent avec moi‐même. Ici, je n’at­tends pas grand chose si ce n’est de ne pas avoir mal et de donner le maximum de ce que j’ai. Mais vrai­ment, je ne veux plus de douleurs car ça devient insupportable.

Wawrinka a perdu hier, votre partie de tableau s’est ouverte. Est‐ce que vous avez regardé ça un peu ?
Ecoutez, si j’ar­rive en huitièmes, ce sera déjà pas mal. Parce que fran­che­ment, et honnê­te­ment, j’en suis loin ! Le prochain tour sera déjà assez dur, je pense même que Berlocq est favori contre moi. Et puis je ne sais même pas qui je pour­rais poten­tiel­le­ment jouer au 3e tour. Je suis à des années lumières de me projeter à ce stade. Mais déjà, j’ai pu jouer ce tournoi, ce qui est une bonne nouvelle parce que j’ai vécu des moments très diffi­ciles ces derniers mois.

A quel point est‐ce dur à gérer menta­le­ment de ne pas être à 100% ici ?
C’est diffi­cile, mais j’ar­rive à être positif. Concernant mon dos, cela a été dur à trouver ce que j’avais, le diag­nostic a été long. Certains méde­cins m’ont d’it que ça pouvait être grave, que je pouvais en avoir pour 4 ou 5 mois. Je n’en suis pas là, je sais fina­le­ment ce que j’ai. Je suis donc certes très frustré de ne pas être 100%, mais je suis très heureux d’avoir pu rejouer. C’est vrai­ment le prin­cipal. Il faut être positif. Ces semaines d’arrêt ont été dures, mais ça aurait fina­le­ment pu être pire.

Quand avez‐vous pris la déci­sion de jouer ce tournoi ?
Samedi lors de la journée des enfants. J’ai fait un set contre Paulo Mathieu, j’ai senti que c’était correct, que je pouvais défendre mes chances. Aujourd’hui, il faut dire que Tomic n’était pas non plus au max de sa forme, il a été opéré en janvier. Mais c’est bien d’avoir pu gagner ce tour, c’était ines­péré. Car après 8 semaines d’arrêt et 3 infil­tra­tions, je sais qu’il me faudra du temps. Mais j’ai très envie de revenir et de retrouver mon niveau. Il me faudra un peu de temps, mais je revien­drai plus fort que ce que j’étais aujourd’hui.

Votre prochain tour sera contre Carlos Berlocq. Pensez‐vous avoir la caisse physique pour le battre ?
Ca va être dur. Ce n’est pas le même style de joueur qu’au­jourd’hui. Là, on a affaire au vrai spécia­liste de terre battue, au gars qui te fait beau­coup jouer. C’est vrai­ment un très bon joueur de terre, on a pu le voir en Coupe Davis l’an passé où cette année, quand il a gagné à Estoril. Je ne sais pas si je pourrai tenir, mais je vais tout faire pour. J’aurai le public avec moi, je me servirai de mon expé­rience et je vais essayer de gagner ce match car je n’ai pas envie de m’ar­rêter au deuxième tour. Il faudra bien se décon­tracter, être offensif. Mais encore une fois, je suis indul­gent avec moi‐même. Quelques méde­cins m’avaient parlé de m’ar­rêter jusqu’en octobre. Je suis donc très heureux de vous parler aujourd’hui avec une victoire et sans mal de dos.

De votre envoyée spéciale à Roland Garros