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Gasquet, game over

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Après avoir fait jeu égal avec Andy Murray pendant deux sets et près de 2h30, Richard Gasquet s’est écroulé, s’in­cli­nant fina­le­ment 5–7 7–6(3) 6–0 6–2. Le Français s’ar­rête donc en quarts de finale de ce Roland Garros. Quant à Andy Murray, il rallie le dernier carré à Paris pour la 3e année consé­cu­tive. Il jouera sa place en finale face à Stan Wawrinka vendredi.

Si près, si loin : voilà comment résumer en une seule formule, certes très clas­sique, le quart de finale de Richard Gasquet face à Andy Murray. Si près car pendant deux sets, le Français a véri­ta­ble­ment poussé son adver­saire dans ses derniers retran­che­ments, réga­lant le public du Chatrier de ses fulgu­rances, contre‐amorties léchées et volées posées. Faisant étalage d’une force mentale assez impres­sion­nante, Gasquet reve­nait même de nulle part dans la première manche (mené 5–2), alignant 5 jeux d’af­filée pour coiffer Murray 7–5. On a même cru que le culotté Frenchy allait nous refaire le même coup dans le second set où, mené 5–3, il reve­nait à hauteur et pous­sait Murray au tie‐break. Et puis ? Un point où le match a sûre­ment basculé. Gasquet mène 3–2, il sert. Sur une amortie moyen­ne­ment touchée du Britannique, il lâche un revers long de ligne…qui prend la bande du filet. Murray ne rate pas l’oc­ca­sion, efface le mini‐break puis enchaîne 4 points d’af­filée pour revenir à une manche partout. C’en est, hélas pour Gasquet, terminé.

Car après plus de 2h20 de jeu, le Français a déjà beau­coup puisé. Les innom­brables courses sur les amor­ties britan­niques se font sentir. Le contre‐coup est égale­ment mental, forcé­ment. En face, Murray le sait, le sent. Il ne lâche plus sa proie. Les points s’en­chaînent, les jeux défilent. En 1h04 seule­ment, le numéro 2 mondial remporte les deux derniers sets, 6–0 6–2. Le‐voilà donc qualifié pour les demi‐finales où un autre gros combat l’at­tend. Ce sera cette fois face à Stan Wawrinka qui sera, à n’en pas douter, prêt à tenir physi­que­ment des heures durant. Un énorme choc en somme qui nous fait déjà saliver !

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