En plus d’avoir un incroyable talent, Gaël Monfils est un champion généreux dans l’effort. malgré la fatigue et les douleurs qui le poursuivent depuis quelques semaines, le Parisien a à coeur de réaliser une grosse performance à Bercy. C’est en tout cas ce qu’il a confié en conférence de presse après sa victoire sur le fil face à Fernando Verdasco 6–7, 7–6, 7–5.
« Quand j’arrive à Paris, j’arrive à trouver d’autres ressources, forcément grâce au public, mais aussi en bonne partie grâce à mon clan. Je suis mort, mais j’arrive à oublier quand je vois les yeux de ma mère qui me regarde en me disant : « Allez, bats‐toi. » Quand je pense à tous les efforts qu’elle a dû faire pour m’emmener là et que je vois tout le bonheur que je peux lui procurer, cela me donne forcément plus d’énergie. »
Et malgré les recommandations de Guy Forget, qui a conseillé aux joueurs de ne pas trop forcer en vu de la finale de Coupe Davis, Monfils préfère tout donner face à son public et sa famille.
« J’ai apparemment de grandes chances d’être sélectionné et il sait que je suis à la limite. Je pense qu’il voudrait que je me ménage un peu. En tant que capitaine, je pense qu’il a raison. En tant que joueur, ça reste un Masters 1000 dans un endroit que j’adore, où j’ai envie de bien jouer et de briller. Je vais essayer de donner le maximum et forcément, dans une partie de ma tête, j’ai une légère retenue. Mais cette retenue, c’est au moment où je plonge et je me dis : « Merde, je n’aurais pas dû plonger ![…] Chaque jour, je tire un peu plus, je démarre lentement mes matches, je suis moins agressif, mon jeu est moins performant que ces dernières semaines. Mon jeu est mauvais. Je me bats, je mets la balle dans le terrain. Je pense que j’ai besoin de refaire du jus pour avoir un jeu plus agressif, tenir plus ma ligne et être plus constant. Mais la casse, je n’y pense pas. »
Publié le vendredi 12 novembre 2010 à 09:23


