Jérôme Pineau, ancien cycliste profes­sionnel : « Rafael Nadal n’est pas un bon exemple pour les jeunes spor­tifs. S’il était un coureur cycliste, il serait condamné »

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Alors que la nouvelle série‐documentaire sur la carrière de Rafael Nadal (« Rafa, dispo­nible sur Netflix) fait notam­ment la lumière sur la prise exces­sive d’anti‐inflammatoires de l’homme aux 14 Roland‐Garros à cause de la maladie osseuse dont il souffre depuis le début de sa carrière, le syndrome Mueller–Weiss, les réac­tions sont nombreuses et pas toujours positives.

Si certaines estiment que cette volonté de se battre à tout prix est exem­plaire, d’autres pointent du doigt la dange­ro­sité de cette pratique. C’est notam­ment l’avis de l’an­cien coureur cycliste profes­sionnel fran­çais, Jérôme Pineau, désor­mais consul­tant pour RMC Sports et présent dans l’émis­sion, « Les Grandes Gueules du Sport ».

Selon lui, cette prise de médi­ca­ments, qui est inter­dite dans le monde du cyclisme profes­sionnel, n’est pas un bon exemple pour la jeunesse. 

« Non, Nadal n’est pas un bon exemple pour les jeunes spor­tifs. Je vais juste dire que dans ce qu’il fait, ce qu’il dit, si c’est un coureur cycliste, il est condamné, sur le fait d’avoir joué sous infil­tra­tion. Ce n’est pas la même règle pour tout le monde. Évidemment que sur le côté rési­lience, sur le côté talent, sur le côté travail, pas de problème c’est un exemple. En revanche, il ne peut pas être un exemple sur le fait de ne pas écouter son corps, aller plus loin dans la douleur, se créer d’autres maux pour soigner un mal qui est présent depuis long­temps. Je fais partie de ceux qui se disent : ‘Je fais du sport à très haut niveau mais si j’ai un souci, je me soigne, je m’ar­rête et je recom­mence quand je suis guéri’. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.