Accueil« Jouer Rafa en quart à Roland, ca serait fabuleux ! »
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« Jouer Rafa en quart à Roland, ca serait fabuleux ! »

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Grande inter­view de Jo‐Wilfried Tsonga aujourd’hui dans le quoti­dien sportif l’Equipe. Cet entre­tien réalisé par Julien Reboullet nous donne plus d’in­for­ma­tions sur les espoirs de Jo sur terre. Il revient notam­ment sur l’ob­jectif prin­cipal : Roland‐Garros. Morceaux choisis.

Ca veut dire quoi, dans la bouche de Jo‐Wilfried Tsonga « faire un résultat à Roland‐Garros » ?
Pour moi, ca veut dire gagner des matches, aller le plus loin possible, me dire que je me suis battu, que j’ai fait ce que j’avais à faire, que j’ai perdu contre un mec beau­coup plus fort que moi, si jamais je perds…

La terre battue c’est une surface que tu aimes ?
C’est la surface de mon enfance, j’ai grandi là‐dessus. dans mon premier club à Coulaines, c’était sur de la terre battue que je prenais mes cours collec­tifs. Je jouais tout le temps avec les papys du club qui me faisaient que des amor­ties. La terre battue, c’est mon premier titre de cham­pion de France chez les jeunes, en minimes ; c’est mon titre de cham­pion d’Europe cadets, où j’ai battu Berdych, Baghdatis, Nadal… La terre, c’est des titres de cham­pion du monde par équipes. Mes premiers circuits pro c’était aussi sur terre, j’avais battu Andreev, remporté mes premiers points ATP. On peut dire que ça fait des bons souvenirs.


Vas‐tu adopter un style de jeu diffé­rent sur terre ?

Je vais beau­coup plus me décaler. Je pourrai contourner quand la balle arrive sur mon revers et la prendre en coup droit, en mettant pas mal de lift. J’ai plus de temps et je pourrai vrai­ment envoyer de « grosses » balles.

Tu expli­quais il y a quelques mois que l’une de tes idoles était Pat Rafter. Le grand atta­quant austra­lien vain­queur de l’Us Open 1997 et 1998 mais aussi demi fina­liste à Roland‐Garros 1997. Pourrait‐il être une source d ‘inspi­ra­tion pour ton jeu sur terre ?
En tout cas, je sais que je serai plus à l’aise pour faire service‐volée sur terre que sur dur. J’aurai plus de temps pour arriver au filet. Le fait que des mecs comme Rafter, qui n’avaient pas forcé­ment le jeu pour s’im­poser sur terre mais qui étaient des bêtes physiques et qui aimaient les matches longs, on réussit des trucs, me donne encore plus envie d’y croire.

(…) Défier Nadal sur terre te semble donc possible ?
Rafa, j’ado­re­rais pouvoir l’af­fronter sur terre battue, mais peut‐être pas tout de suite. En revanche si je pouvais le jouer en quarts de Roland, là, ce serait fabuleux !

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