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La feuille de stats : Simon, regrets éternels…

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Enorme bataille sur le Central ! Qui finit mal pour Gilles Simon… Face à Milos Raonic, le Français s’incline au troisième tour de Roland Garros 4–6 6–3 2–6 6–2 7–5, en 3h16. Retour sur la feuille de stats du match, pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé.

On aurait envie de dire que le service a été la clef de cette partie mara­thon. On aime­rait, mais, au final, ce n’est pas vrai­ment le cas. Certes, Milos Raonic est monté en puis­sance tout au long de la rencontre derrière sa première balle, attei­gnant 91% de points gagnés dans le cinquième set, jusqu’à… 5–4. Mais c’est là que le bât blesse. Le bras du Canadien a soudai­ne­ment tremblé, tandis que Gilles Simon a sorti le grand jeu… avant de s’ef­fon­drer. A partir de ce jeu, à 5–4, Raonic n’a plus passé une première, lais­sant la terrible impres­sion que l’homme qui a gagné est celui qui a, seule­ment, un chouïa moins lâché que l’autre, dont le bras a tout juste moins frémi. Pas celui qui véri­ta­ble­ment pris l’as­cen­dant. De son côté, Gilou a bien relancé dans les sets qu’il a remportés et s’est lui‐même plutôt bien comporté sur ses enga­ge­ments. D’ailleurs, il l’a breaké cinq fois… et a obtenu la baga­telle de 15 balles de break – plus que les 12 qu’il a lui‐même concé­dées. Mais voilà. Le jeu de service le plus impor­tant, il l’a perdu. Amer. Très amer.

Formidable à sa manière, Gilou. 26 points gagnants, 26 fautes directes, mais, avant tout, une belle atti­tude face au neuvième joueur mondial, excusez du peu. Dans les manches où il a eu le dessus, il a vrai­ment tenu le choc face aux grandes frappes de Raonic, très concentré, très réactif. Il a cédé lors­qu’il est rentré dans le bras de fer de fond de court – quoique, pas systé­ma­ti­que­ment… Mais lors­qu’il a réussi à casser le rythme avec ses fameuses balles molles à droite ou à gauche, il a poussé Milos à l’er­reur. Ce dernier a d’ailleurs a commis pas moins de 74 fautes directes, des fautes liées à la prise de risques, certai­ne­ment, mais aussi au Français. Pas grand chose de négatif, si ce n’est cette gestion déli­cate des sets qui ont suivi ceux qu’il a empo­chés. Juste ces trémolos du bras dans les tout derniers instants… 

Quel bilan tirer d’une telle rencontre en cinq manches ? Une rencontre qui s’est jouée à rien, Simon rempor­tant 138 points au total, Raonic, 144. Une feuille de papier à ciga­rette. Un score mara­thon et une victoire de Raonic 4–6 6–3 2–6 6–2 7–5, en 3h16. Des regrets. Beaucoup de regrets. Mais des espoirs, car si Gilou réitère ce type de perfor­mance dans les semaines à venir, il peut, qui sait, s’of­frir un nouveau souffle.

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