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La revue de presse du vendredi 27 mai

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À l’oc­ca­sion de ce Roland Garros 2016, nous vous propo­se­rons tous les matins une revue de presse inter­na­tio­nale de ce qui se dit sur la petite balle jaune. C’est parti pour celle du vendredi 26 mai, avec un focus sur le Letton Ernests Gulbis.

Le New York Times a publié une inter­view d’Ernests Gulbis recueillie par Ben Rothenberg. Le joueur, fidèle à lui‐même, répond avec fran­chise aux ques­tions qui lui sont adres­sées. Il raconte notam­ment pour­quoi il s’est séparé de son coach Gunter Bresnik, qu’il parta­geait depuis quelques temps avec Dominic Thiem. « Je comprends que de temps en temps je doive passer en deuxième ou troi­sième posi­tion dans l’in­térêt d’une personne – OK, mais pas pendant six mois ou un an, et pas quand j’ai 27 ans. […] Il me reste ces 4, 5 années où je veux que mon physio et mon coach soient avec moi à 100 %. »

Il revient égale­ment sur le Big Four et sa domi­na­tion indé­cente depuis de longues années. « Il y a énor­mé­ment de choses qu’ils font comme il faut, et ils ont la possi­bi­lité de les faire comme il faut. Ils ont l’argent pour supporter ça, parce que tout a un coût : le physio, les massages, le coach. […] Quand vous êtes classé 40ème, 30ème, 20ème, vous devez penser à vos factures. Vous ne gagnez pas des sommes folles d’argent. Bien sûr vous pouvez bien vivre, mais vous devez vrai­ment penser à quel coach vous allez prendre, qui va voyager avec vous, etc. »

Gulbis finit enfin l’in­ter­view sur deux ques­tions. La première concerne les paris truqués, phéno­mène qu’il dit n’avoir jamais affronté ni vu dans sa carrière. « J’ai toujours cette aura du Letton riche qui n’a pas besoin d’argent. […] Les gens connaissent aussi mon carac­tère, peut‐être qu’ils savent que je vais les choper par le cou et les amener en justice. » Et conclut enfin sur les soup­çons de dopage au très haut niveau dans le tennis. Et les réfute, en bloc. « Je me souviens comment je me sentais quand je jouais bien. Pour la plupart des joueurs ça paraît impos­sible de jouer jour après jour, cinq sets après cinq sets. Mais quand vous êtes en forme, quand vous avez fait le boulot, vous êtes physi­que­ment apte. »

Un autre témoi­gnage d’Ernests Gulbis est paru ce jeudi 26 mai, sur le site de l’Équipe. Le Letton y dénonce la diffé­rence de trai­te­ment faite entre les joueurs têtes de série et les autres. « Ici (à Roland Garros, ndlr), les joueurs têtes de série ont droit à deux heures d’entraînement seuls sur un court, avec leur coach. Et nous, on a une heure sur un terrain à quatre. » Et condamne la « mémoire courte » du monde du tennis, qui relègue des joueurs comme lui ou Andreas Seppi sur le Court n°18. « Vous jouez mal quelques mois, et c’est bon. » Ernests Gulbis, fidèle à lui‐même.

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