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La semaine du joueur – À la décou­verte de Daniel Koellerer, le taré du circuit !…

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Robbie Mendelson — origi­nally posted to Flickr as Daniel Koellerer

C’est la semaine du JEU et du JOUEUR sur Welovetennis ! Au programme, inter­views, articles et vidéos sur ce qui fait la passion du tennis, ses problèmes, la manière dont vous la vivez au quoti­dien et ce qui la provoque. Place au craquage et au pétage de plombs, qui consti­tuera l’un de nos fils rouges cette semaine !

Daniel Koellerer, alias « Crazy Dani », n’a pas marqué l’histoire du tennis pour son talent ou ses victoires sur le circuit ATP. Non, l’Autrichien s’est distingué par sa mauvaise atti­tude sur le court. Et même en‐dehors. Une carrière éton­nante pour le joueur le plus détesté du « tour ».

Colérique, agressif, insup­por­table, agaçant. Autant de quali­fi­ca­tifs peu flat­teurs qui reviennent au sujet de Daniel Koellerer. Né le 17 août 1983 à Wels, en Autriche, Daniel Koellerer débute sa carrière profes­sion­nelle à partir de 2002. Jusque‐là, rien à signaler. Sauf que « Dani » sème la terreur auprès des arbitres, des juges de lignes, des ramas­seurs, spec­ta­teurs et, surtout, de ses adver­saires lorsque ses nerfs lâchent. Une étiquette de joueur carac­té­riel que le garçon a tout fait pour entre­tenir. Ses frasques sont deve­nues cultes. En 2006, au cours d’une tournée disputée en Amérique du Sud, il écope de six mois de suspen­sion pour mauvais compor­te­ment. De quoi bien cerner le person­nage. « Dani » est égale­ment capable de briser sa raquette en deux sur son genou après une défaite à Munich face à Philipp Petzschner. L’Autrichien est aussi ce genre d’in­di­vidu qui se crache dans la main avant de serrer celle de Filippo Volandri. Charmant. Ainsi se fait‐il appré­cier de ses collègues – on comprend qu’il ait ensuite du mal à trouver des parte­naires d’en­traî­ne­ment. Passablement agacé par son compor­te­ment sur le terrain, Stefan Koubek, un compa­triote, était tout proche de l’étrangler sur son banc. 

Mais son chef d’œuvre absolu remonte à 2010 lors d’un Challenger à Szczecin, en Pologne, face à Pablo Cuevas. À l’entame du troi­sième set, Koellerer est au service. Alors que l’échange s’installe, il monte au filet et joue une volée amortie. Cuevas se préci­pite, donne un coup de raquette qui passe de l’autre côté du filet, mais rate la balle… Koellerer s’écroule alors au sol, sans raison appa­rente – comme s’il avait été touché par le coup de l’Uruguayen, ce qui n’est abso­lu­ment pas le cas. L’Autrichien se tord de douleur, mais personne ne réagit. Contraint de persister dans sa mauvaise foi, il rejoint son banc en boitant, et aban­donne. Une simu­la­tion d’ex­cep­tion. Mais une telle carrière devait se terminer en apothéose. Le 31 mai 2011, Dani est suspendu à vie par la Tennis Integrity Unit « pour avoir tenté de truquer des matchs ». Un clap de fin à l’image de sa carrière…

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