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Le passeport biologique adopté

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Posté à 13h29, repro­posé à 17h00.

Le tennis se met au passe­port biolo­gique ! Dans le cadre de sa lutte anti­do­page, l’ITF a annoncé, ce jeudi, que la mise en place d’un passe­port biolo­gique. La mesure prendra effet cette année, tant sur le circuit masculin, que sur le circuit féminin. Par ailleurs, une augmen­ta­tion des tests sanguins a égale­ment été décidée.

C’est le rapport d’un groupe de réflexion réunis­sant des offi­ciels de l’ITF, de l’ATP, de la WTA et des Grands Chelems qui amène cette déci­sion : le passe­port biolo­gique va être mis en place, comme dans le cyclisme, « afin que le tennis reste un sport propre à l’avenir », selon Bill Babcock, Directeur du comité des Grands Chelems. Le passe­port biolo­gique permettra le suivi du profil sanguin d’un joueur. Un chan­ge­ment de ce profil indi­quant un cas de dopage pourra amener l’ITF à prendre les sanc­tions adéquates.

Une augmen­ta­tion des tests sanguins

Ce projet impli­quera l’aug­men­ta­tion des tests sanguins et des tests hors‐compétition d’une manière géné­rale. Jusqu’à présent, les tests les plus usités restaient les tests urinaires en compé­ti­tion. Les fonds néces­saires à la concré­ti­sa­tion de ce projet seront déblo­qués par l’ITF et ses diffé­rentes admi­nis­tra­tions. « La mise en place du passe­port biolo­gique pour les athlètes est un pas impor­tant dans l’évo­lu­tion de la lutte anti­do­page dans le tennis. Cela nous confère un superbe outil dans la lutte contre le dopage », a réagi le Président de l’ITF, Francesco Ricci Bitti.

Vraie mesure ou opéra­tion de com’ ?

Certes, cette mesure est un pas positif dans la lutte contre le dopage. Néanmoins, il ne faudrait pas qu’elle ne constitue qu’un os jeté ici par l’ITF afin de calmer les esprits inquiets ou suspi­cieux. Elle doit néces­sai­re­ment être suivie d’une vraie trans­pa­rence sur le sujet et d’une rigueur absolue, ainsi que de recherches pous­sées sur les nouveaux moyens de dopage déve­loppés. La lutte ayant souvent un train de retard sur les tricheurs, il y a un fossé qu’il faut s’at­ta­cher à combler. En atten­dant de voir si ce passe­port – certes, une belle opéra­tion de commu­ni­ca­tion – va révéler quelques cas supplémentaires…

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