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L’honnêteté d’Alexander Zverev, offi­ciel­le­ment numéro 1 mondial : « Ce n’est pas de cette manière que l’on souhaite atteindre le sommet de ce sport »

Alors que certains conti­nuent de remettre en cause la légi­ti­mité d’Alexander Zverev, numéro 1 mondial pour la première fois ce lundi, en rappe­lant régu­liè­re­ment qu’il a perdu tous ses duels contre Jannik Sinner, Carlos Alcaraz et Novak Djokovic cette saison, l’Allemand peut se targuer d’avoir atteint le sommet du tennis malgré un diabète de type 1 diag­nos­tiqué à l’âge de 4 ans.

À l’oc­ca­sion de cette journée parti­cu­lière, le nouveau patron du tennis mondial, vain­queur de Roland‐Garros et de l’US Open, s’est livré avec sincé­rité dans une lettre inspi­rante publiée par l’ATP. Il a notam­ment évoqué la portée symbo­lique de son acces­sion au « trône » pour toutes les personnes qui, comme lui, vivent avec cette maladie.

« C’est une situa­tion étrange à cause de la bles­sure de Jannik. Ce n’est pas de cette manière que l’on souhaite atteindre le sommet du tennis. Idéalement, on devien­drait n° 1 mondial lorsque tout le monde est en bonne santé et joue à son meilleur niveau. Mais me voilà : n° 1 mondial. Surtout, j’ai le senti­ment que le fait que je sois n° 1 mondial est extrê­me­ment impor­tant pour un grand nombre de personnes confron­tées aux mêmes diffi­cultés liées au diabète. Il ne s’agit pas de moi. C’est formi­dable de montrer à tout le monde qu’il est vrai­ment possible de réaliser ses rêves, même avec cette maladie. Oui, quand on est diabé­tique, il faut grandir plus vite et prendre un peu mieux soin de soi. Mais tout est possible et on peut mener une vie épanouie malgré tout. En tant que diabé­tique de type 1, je suis fier de le montrer aux familles confron­tées à cette maladie. Et s’il y avait un jour un autre numéro 1 mondial atteint de diabète, je serais la personne la plus heureuse du monde. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.