AccueilMahut : "La retraite, je n’y pense pa"
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Mahut : « La retraite, je n’y pense pa »

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Le court Simonne‐Mathieu ne pouvait pas rêver d’un plus beau baptême : une remon­tada de deux manches à rien d’un joueur trico­lore face à un demi‐finaliste sortant. C’est l’exploit réalisé par Nicolas Mahut face à Marco Cecchinato (2–6, 6–7(6), 6–4, 6–2, 6–4). En confé­rence de presse, l’Angevin de 37 ans était aux anges et n’a pas envie de ranger ses raquettes.

Nicolas, dans quel état êtes‐vous ?

Des personnes ont pris des risques en me donnant cette wild‐card et ce n’était pas évident car je n’avais pas très bien joué ces dernières semaines. J’en profite pour les remer­cier car c’était loin d’être gagné. Le vendredi avant les quali­fi­ca­tions, je fais un entraî­ne­ment où j’ai vrai­ment très mal au dos. A ce moment là, je me dis qu’il est plus sage de rendre la wild‐card. Mon entou­rage, mes coaches me disent d’at­tendre un peu. Deux jours après j’al­lais mieux et je pouvais, sur une semaine, faire une belle prépa­ra­tion. C’est à eux que je dois cette victoire.

Où placez‐vous cette victoire ?

Je savoure, c’est de loin ma plus belle victoire à Roland et en plus c’est sur ce court qui est extra­or­di­naire. Je trouve que c’est une vraie réus­site et je sentais qu’il pouvait y avoir une ambiance incroyable. Quand on arrive au cinquième set, il n’y a plus de clas­se­ment, c’est un combat et le public fait la diffé­rence. Cette victoire est très haute dans mes souvenirs.

Le court Simonne‐Mathieu peut‐il devenir une enceinte mythique ?

En tant qu’amoureux du stade, j’étais assez triste de voir la dispa­ri­tion du 2 puis du 1. Le court Simonne‐Mathieu est une vraie réus­site et on va y vivre des moments incroyables. J’ai vécu le mien (sourire). On sent les spec­ta­teurs très proches des joueurs, il y a une énergie qui s’en dégage. Je suis vrai­ment tombé amou­reux de court. Il y a aussi le 14 où on pour­rait avoir des matchs incroyables. Ils ont fait un super boulot.

Qu’est-ce qui fait encore courir Nicolas Mahut ?

C’est la passion de ce jeu, je suis un passionné et c’est ce qui m’a poussé dans ma carrière. J’ai des objec­tifs encore élevés en double, moins en simple. C’était pour moi, peut‐être, un des derniers moments où je pouvais vivre quelque chose comme ça en simple. J’ai eu de la chance d’avoir cette wild‐card. Aujourd’hui, on a la récompense. 

Pensez‐vous à la retraite ?

La retraite, je n’y pense pas à partir du moment où je vais conti­nuer au moins jusqu’aux Jeux Olympiques l’année prochaine. Il n’est pas ques­tion de retraite. Le simple, c’est une ques­tion de classement.

De votre envoyé spécial à Roland‐Garros