Accueil Actualité

Mansour Bahrami, sur la guerre en Iran : « Après les massacres d’il y a six semaines, on a dit aux Iraniens qui sont allés cher­cher les corps de leurs enfants qu’ils devaient payer 200 ou 300 euros pour chaque balle entrée dans le corps de leur enfant. Sinon on ne leur donnait pas le corps »

952

Nos confrères de L’Équipe ont eu l’ex­cel­lente idée d’in­ter­roger l’an­cien joueur franco‐iranien, Mansour Bahrami, sur la situa­tion actuelle en Iran. Et le témoi­gnage de la star du circuit des légendes et du tournoi sénior fait vrai­ment froid dans le dos. Extraits.

Samedi, les États‐Unis et Israël ont mené une vaste campagne de bombar­de­ments mili­taires sur le terri­toire iranien, visant et tuant l’aya­tollah Ali Khamenei. Après avoir parti­cipé à une mani­fes­ta­tion de soutien à son pays dans les rues de Paris dimanche, Mansour Bahrami, ému et inquiet, s’est confié sur le conflit qui agite son pays d’origine.

« Dans le passé, je payais 6 tomans (la sous‐unité du rial, la monnaie offi­cielle iranienne) pour avoir un dollar, main­te­nant il faut que je paye 200 000 tomans pour avoir un dollar. Comment les gens peuvent‐ils vivre dans ces condi­tions ? Je n’ar­rive pas à comprendre, je ne sais pas comment c’est possible. C’est horrible parce que les gens gagnent 150 euros par mois. Après les massacres d’il y a six semaines, on a dit aux Iraniens qui sont allés cher­cher les corps de leurs enfants qu’ils devaient payer 200 ou 300 euros pour chaque balle entrée dans le corps de leur enfant. Sinon on ne leur donnait pas le corps. Mais comment peut‐on exiger ça ? Comment faire pour payer jusqu’à 2 000 euros pour avoir le corps de leurs enfants afin de les enterrer digne­ment ? C’est impossible. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.