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Monfils : « C’était fou »

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Dingue, héroïque, fou, incroyable… Bref, Gaël Monfils ne manque pas de super­la­tifs après sa victoire rever­sante sur Pablo Cuevas. Le Parisien est revenu en confé­rence de presse sur cette folle soirée et ce qui l’attend au prochain tour, un certain Roger Federer…

Gaël, à 4–1 au quatrième, est‐ce que vous y croyez encore ?

« Ici, à Roland‐Garros, on n’a pas envie de perdre. À 4–1, je me dis que l’on va prendre point par point. Franchement, si j’arrive à faire tourner un break, Pablo peut commencer à cogiter. Je sentais que physi­que­ment, il était moins perfor­mant. Il y a le premier point, et le deuxième, je ne sais pas si vous vous souvenez, mais c’est un rallye. Il force un coup droit qui sort loin. Et là je me dis qu’il y a peut‐être quelque chose à faire. Je me suis accroché là‐dessus. Le public a poussé à 4–4, tout le temps, c’était fou ! Je restais sur des séquences simples. Il y avait 4–1 pour lui, mais c’était comme si c’était pour moi. Il enchaî­nait les points, il prenait moins son temps. »

Le public a joué un rôle important ?

« Le public a été excep­tionnel ! Chaque année il répond présent. Aujourd’hui (lire ce vendredi), il m’a porté. Il a cru en moi du début à la fin, même à 4–1 double break. Il m’a donné une énergie excep­tion­nelle, beau­coup de courage, une envie de gagner incroyable. Je dois beau­coup au public du Suzanne Lenglen ce soir. »

Vous avez disputé 25 matches en cinq manches, 13 à Roland‐Garros pour dix victoires dont cinq après avoir été mené deux sets à un…

« Je ne sais pas comment l’ex­pli­quer. Dans ma tête, j’essaie de m’accrocher à des choses simples. Je vais faire ce que je sens le mieux, trouver des zones que j’aime bien, ne pas pani­quer. Et puis vrai­ment, je m’ouvre au public pour capter l’énergie. Il me faut du courage. »

N’avez-vous pas peur que ces matches ne puissent pas trop d’énergie pour la suite du tournoi ? 

« Forcément, ça ne va pas m’aider. Après, j’ai joué des bons joueurs, peut‐être méconnus, mais des bons joueurs. Il faut donner du crédit aux joueurs que j’affronte. Je donne de l’énergie car les mecs me poussent à donner ! Moi aussi j’aimerais gagner en trois sets tran­quille­ment. Au début Cuevas me domi­nait. Après on joue avec son cœur car on n’a pas envie de perdre. Comme je le dis, Roland‐Garros c’est diffé­rent. Malgré les cinq sets, je ne sentirai pas la fatigue car il y a telle­ment d’adrénaline… »

Maintenant vous le savez, vous allez jouer Federer !

« Je l’ai su avant de rentrer que si je gagnais j’allais jouer contre Roger. Ça va être sympa (sourire). Honnêtement je me concentre déjà sur ma récu­pé­ra­tion. Ce sera un gros match. Après, tacti­que­ment je vais bien réviser avec Jan (de Witt) pour cher­cher des choses simples qui ont bien marché. Ce qui est bien avec Roger, ce qui marche un match, ne marche plus le suivant (sourire). Il nous permet d’évoluer, de changer. C’est pour ça que l’on joue et c’est la raison pour laquelle il est le plus fort. Même si je reste sur deux victoires, Roger reste le favori. Il faut rester logique, il est numéro deux mondial, il m’a tout le temps battu ici. Je suis peut‐être un outsider qui peut le titiller. »

De votre envoyé spécial à Roland‐Garros