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Monfils finit sur les rotules

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Vidé, lessivé, épuisé… Gaël Monfils quitte le tournoi au sein duquel il semblait destiné à faire quelques petites merveilles. Physiquement (et c’est logique) à court de forme, la Monf’ s’in­cline en cinq manches 2–6 6–7(5) 6–2 7–6(3) 6–2 contre un vaillant Tommy Robredo.

Cédant à l’eu­phorie ambiante, nous nous sommes peut‐être énor­mé­ment emballés concer­nant Gaël Monfils. Il faut dire que le Français nous a fait rêver pour ses deux premiers tours. Ce n’est pas à la portée de tous les joueurs de faire tomber succes­si­ve­ment Tomas Berdych et Ernests Gulbis. D’autant que jusqu’ici, Gaël n’a montré aucun signe de lassi­tude physique. Mieux encore, sa séré­nité nouvelle sur le court semblait appeler à une ère nouvelle : celle de la sagesse. Oui mais voilà, la Monf’ cache bien son jeu et n’aime pas s’avouer vaincu. Même quand il sait qu’il va décliner d’un point de vue athlétique.

Contre Robredo, ça avait bien démarré. Un premier set expé­ditif gagné 6–2 et un deuxième remporté aux forceps dans le tie‐break 7–6(5). Gaël a montré les facettes qui font son person­nage : la faci­lité dans certains moments, puis le combat mental et physique dans d’autres. Contre Robredo, il valait mieux être capable de manier les deux. Mais à un moment, tout ceci n’a plus suffi. A la peine, limité dans ses mouve­ments, Gaël a raté le plus simple : quatre balles de match sur son service dans le quatrième set. Des balles extrê­me­ment chères, puisque, effa­cées par Tommy, ont condamné le trico­lore. Largué dans le tie‐break, complè­te­ment apathique dans le cinquième set, Gaël a lâché prise. Robredo finit lui aussi épuisé mais, bien plus affûté, s’im­pose en maîtrise 2–6 6–7(5) 6–2 7–6(3) 6–2. Un peu amer mais réaliste, Gaël s’en est allé sous les ovations du Court Central. Méritées quoi­qu’il arrive. On en rede­mande pour l’année prochaine !

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