Accueil Monfils : "Ici, c’est forcément différent"
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Monfils : « Ici, c’est forcément différent »

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Chaque année c’est le même refrain. Gaël Monfils est LA meilleure chance française à Roland-Garros. Cette saison, peut-être plus que jamais, le Parisien semble capable de rivaliser, lui qui a décidé de s’entourer d’un staff depuis janvier dernier. Et la Monf espère que la magie qui règne du côté de la Porte d’Auteuil le porte le plus longtemps possible…

Gaël, comment vous sentez-vous ?

« Ça va plutôt bien. J’ai un peu moins de repères, mais je me sens bien mentalement et physiquement ça va de mieux en mieux. J’aurais préféré jouer un petit peu plus car j’ai fait de la rééducation et beaucoup de physique. Je me trouve court au niveau tennistique. Donc j’espère me reprendre ces prochains jours. »

Avez-vous changé vos habitudes avant ce tournoi ?

« J’ai changé, j’ai pris un hôtel. Je ne suis pas très loin. C’est la première fois que je fais ça. C’est un changement. Si je joue mal, c’est sûr que l’année prochaine je n’y reviendrais pas (rires) ! C’est un peu bizarre ce que je vais dire, mais c’est le premier Roland-Garros avec ma nouvelle équipe. C’est différent. Je suis un peu plus tendu comme je me sentais un peu moins bien dans la semaine. J’étais plus frustré parce que c’est la première avec eux. »

On sait tous que Roland-Garros est l’objectif de votre saison, de votre carrière. Est-ce que mentalement l’avant-tournoi est plus difficile ?

« Le stress est forcément plus important. Mais c’est du bon stress. Comme je dis à chaque fois, je suis tendu de maintenant jusqu’à l’échauffement. Mais une fois que je suis sur le terrain, ça s’en va. Mais juste avant, je serai hyper tendu. Forcément, j’ai envie de bien faire. J’arrive dans des conditions un peu différentes où je me sens quand même mieux. Après, j’ai l’impression que j’ai un peu plus de tennis, que je peux un peu plus m’en sortir sur différentes choses. Après j’aime bien la pression, cela ne me dérange pas. La personne qui me battra, quoi qu’il arrive, il devra travailler (sourire). »

C’est une saison sur terre assez paradoxale finalement avec de très bons matches comme à Monte-Carlo. Comment vous sentez-vous avec ce jeu sur cette surface ?

« J’étais un peu déçu à Madrid car je me sentais plutôt bien. Je suis tombé sur un bon Granollers et je n’ai pas fait un grand match. Je voulais gagner un peu plus de matches pour me mettre plus de confiance. Après je me suis fait mal au genou. J’aurais aimé bien jouer à Rome car c’est un tournoi que j’aime bien où j’ai déjà fait une demi-finale (en 2006, ndlr). J’ai eu une préparation un peu différente. D’habitude, j’arrive à Roland avec plus de tennis. Là, j’ai fait plus de rééducation, plus de physique. Ça me titille un peu. Je ne suis pas forcément bien avec ça. »

Pourquoi vous ne souhaitez pas connaître la suite du tournoi ?

« Pas tout de suite encore. Ici, je prends au dernier moment. On est vendredi et savoir contre qui on joue est long je trouve. Forcément, comme tout compétiteur on se projette et finalement chaque match est dur. J’aime bien être concentré sur chaque adversaire que je peux avoir. Je n’aime pas trop les projections et je préfère rester sur le moment présent. »

Vous dites ne pas avoir de repères. On se souvient que parfois vous disiez ne pas en avoir… On aimerait faire pareil ! Même pour vos adversaires, ici, tout peut arriver avec vous, surtout le meilleur…

« (Rires) ! Ici, c’est forcément différent. J’espère trouve un minimum de repères pour briller. C’est sûr que si je peux faire une bonne performance à la fin, ça serait plutôt cool… »

Mais il y a une magie qui s’opère quand vous retrouvez le Central ?

« Comme je le dis, je suis super stressé jusqu’à ce que je tape cette première balle, je ne sais pas quand d’ailleurs, entre dimanche et mardi. Quand j’arrive sur le terrain, il y a une énergie, un regain de confiance qui donne peut-être une magie. Comme je le dis à chaque fois, un jour, elle n’y sera plus, ça sera peut être cette année ou plus tard… On verra bien, mais je n’espère jamais (rires) ! »

Sentez-vous un destin de champion de Roland-Garros ?

« J’aimerais bien. Le sentir je ne sais pas, mais j’y crois. Je travaille pour. Il ne faut pas se voiler la face, depuis que je joue à Roland-Garros, c’est neuf fois le même type qui a gagné (Rafael Nadal, ndlr) et une fois une légende (Roger Federer, ndlr). Il n’y a pas beaucoup de place (sourire). »

De votre envoyé spécial à Roland-Garros

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