AccueilMonfils : "Monter en puissance"
Array

Monfils : « Monter en puissance »

-

En confé­rence de presse, Gaël Monfils est revenu sur sa victoire du premier tour face à Victor Hanescu. Le Français parle égale­ment de son état physique et de cette douleur à la cheville qui continue de le gêner.

Comment t’es tu senti dans ce match ?

Je me suis bien senti. Après, ça n’a pas été évident. Je menais et puis petit à petit, j’ai été un peu feignant sur certains coups, j’ai commis quelques erreurs. A l’in­verse, mon adver­saire a vrai­ment saisi ses occa­sions. Me retrouver à 4–4 au 3e set alors que j’avais un double break d’avance, ce n’était pas évident à gérer. Mais à ce moment‐là, le public m’a bien aidé, j’ai réussi à gagner ce set puis à enchaîner les jeux.

Est‐ce que cela te donne confiance suite du tournoi ?

J’espère monter en puis­sance. Je prends forcé­ment un peu de confiance à chaque match, mais j’es­père mieux jouer, être mieux dans mes schémas de jeu au fil du tournoi. Le plus dur pour moi, c’est vrai­ment de retrouver cette qualité de jeu en perma­nence, parce qu’il y a encore des moments dans le match où je me sens juste.

Physiquement, cette cheville, comment ça va ?

Avant le tournoi je n’avais pas caché que j’étais sous anti‐inflammatoires. Ca aide énor­mé­ment, l’adré­na­line aussi. J’essaie de ne pas trop y penser. C’est doulou­reux, je dois mettre de la glace dessus, mais sur le terrain, avec les anti‐inflammatoires et le public, ça va tout de suite mieux. C’est pas encore parti à 100%, ce n’est pas facile. J’ai dû adapter mon entraî­ne­ment ces dernières semaines, pour soulager ma cheville. J’ai fait beau­coup de muscu­la­tion, et ce qui m’in­quié­tait un peu, c’était que je me sentais un peu lourd à force de travailler en salle. Mais il y a quelques jours j’ai pu refaire des sprints, ce qui m’a fait du bien.

Quel est ton programme et comment t’organises‐tu au quoti­dien vu que tu n’as pas de coach ?

J’écris mon programme chaque jour, et j’es­saie de le respecter. J’ai des repères aussi du passé, de comment j’ai pu me préparer. Il y a aussi les séances de muscu’ où j’ai plein de bases, j’ai des fiches, je sais à peu près ce qu’il me faut. J’ai aussi trouvé pas mal de sparrings‐partners qui sont venus à la maison. Et ensuite j’ai fait des séances normales, tennis, physique.

Un mot sur Laurent Lokoli ?

Je ne l’avais pas vu jouer, j’ai vu quelques extraits de son match tout à l’heure. Il a la fougue c’est bien, ça fait du bien de voir un jeune qui arrive, qui en veut. En plus il est atypique. (S’adressant aux jour­na­listes) J’espère que vous allez l’aider et être gentil avec lui, vrai­ment. Il est timide dans les vestiaires, je le vois. Quand des joueurs viennent le saluer, je sens qu’il est un peu timide. Mais fran­che­ment, c’est cool d’avoir un jeune qui monte et qui arrive à gagner des matchs. Et si en plus il veut s’amuser… Aidez‐le, vraiment !