AccueilMouratoglou : "Un public au rendez-vous, c’est révélateur d’un tournoi réussi"
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Mouratoglou : « Un public au rendez‐vous, c’est révélateur d’un tournoi réussi »

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Alors que le dénoue­ment de la première édition du Verrazzano Open a eu lieu ce dimanche avec la victoire d’Aljaz Bedene aux dépens de Benoit Paire, Patrick Mouratoglou et Guillaume Rambourg reviennent sur leur semaine, forcé­ment inou­bliable, et évoquent déjà l’avenir du tournoi avec l’édition 2018. Entretien croisé.

Messieurs, quel a été votre meilleur souvenir de cette semaine ?

Guillaume Rambourg : J’ai souvenir d’une rencontre très disputée entre Duckhee Lee et Constant Lestienne. Lee sauve quatre balles de match, dont la dernière sur un let qui retombe juste derrière ! C’était telle­ment physique que Lestienne a crampé au troi­sième et a dû aban­donner. Je me souviens qu’il a même servi à la cuillère. On a vrai­ment apprécié car Duchkee Lee est un peu de la famille ici.

Patrick Mouratoglou : On est connecté avec Guillaume car j’allais dire le même match (sourire). On a une attache parti­cu­lière avec Duckhee Lee (membre de la fonda­tion Champ’Seed, ndlr). Le match était d’un excellent niveau avec la fameuse balle de match qui se finit sur un let au terme d’un rallye inter­mi­nable ! Duckhee tenait telle­ment à s’imposer. Malgré la défaite, Constant a démontré qu’il avait une très belle main. Il a juste manqué de physique, car c’était son premier match depuis trois mois. Je me souviens aussi d’une journée avec plus de neuf heures de tennis de suite où les rencontres étaient plus belles les unes que les autres.

G.R. : Le Paire – Coppejans était aussi génial ! On a presque terminé en « night session » avec Benoit qui était mené 2–4 au troi­sième set.

Que ressentez‐vous alors au terme de cette première édition ?

P.M. : De la décep­tion… Car c’est fini (rire) ! Ça fait plusieurs jours que j’y pense déjà. Il y a une telle énergie posi­tive, on passe des jour­nées excep­tion­nelles que c’est dur de se dire que c’est déjà terminé. On va passer six mois à se remé­morer ce Verrazzano Open et les six prochains à préparer le suivant (sourire) !

G.R. : Il y a beau­coup de fierté chez Verrazzano de voir notre nom être associé au tournoi de la Mouratoglou Tennis Academy. À l’exception du premier week‐end, le temps a été idéal comme on peut le voir sur mon front (rire) ! L’organisation a été abso­lu­ment parfaite. Les VIP et le public ont été soignés aux petits oignons. C’est un rêve.

P.M. : Et un court plein ! Le stade était rempli pour les demies et la finale, ce qui est un véri­table régal. Un public au rendez‐vous, c’est révé­la­teur d’un tournoi réussi.

Justement, s’il devait y avoir une chose à retenir ?

P.M. : Le public. Tout est impor­tant, y compris de voir des VIP satis­faits car ce sont aussi des spon­sors et c’est grâce à eux que le tournoi peut exister et vivre. Mais si on réalise un tel événe­ment, c’est pour le public. Il y a des gens qui viennent de Paris ou Marseille pour assister au tournoi. Ça, c’est une vraie fierté. Et les joueurs ont aussi besoin de ça, c’est essen­tiel. C’est ce qui fait la réus­site d’un événe­ment. Il n’y a rien de pire pour un joueur que de jouer devant un stade vide.

G.R. : Patrick a parfai­te­ment résumé et voir les gens repartir avec le sourire est un véri­table bonheur. On se dit que l’on a réussi notre mission.

Guillaume Rambourg : « Pourquoi pas deux joueurs du Top 50 en 2018 ? »

L’édition 2018 est déjà dans vos esprits, alors comment la voyez‐vous ?

G.R. : Encore mieux ! On a commencé fort avec un des plateaux les plus relevés de l’année sur le circuit Challenger. Pourquoi pas avoir deux joueurs du Top 50 l’année prochaine ? L’idée est aussi de conti­nuer à allier la jeunesse à l’expérience, tout en ayant un contin­gent de Français. Après, peut‐on faire plus grand ? Par exemple, est‐ce que l’on fait un Central plus grand et on conserve celui‐ci comme court numéro 2. Peut‐être, on va discuter, il est encore trop pour se projeter.

P.M. : On a toujours envie de faire mieux. On étudiera toutes les possi­bi­lités. Avec Guillaume, on est dans le même état d’esprit, à savoir que l’on a envie de progresser dans ce que l’on fait, stagner, c’est gênant. À tête reposée, on réflé­chira à l’avenir. Je le redis, la vie est faite pour progresser et pas pour stagner. Il est vrai que l’on a mis la barre très haute pour une première année. Encore une fois, je féli­cite toute l’équipe pour le boulot excep­tionnel effectué en trois mois. C’est assez fou.

Une première édition qui donne déjà envie de recommencer…

G.R. : Complètement, c’est la plus belle semaine de l’année ! Voir le nom de Verrazzano partout est assez excep­tionnel pour nous. On va repartir avec des souve­nirs plein la tête et beau­coup de photos. De quoi refaire la déco­ra­tion du bureau (rire) !

P.M. : Ma vie, c’est le tennis. Je suis soit sur les tour­nois soit à l’Académie. Une semaine de tournoi ici, c’est encore autre chose, c’est beau­coup plus intense.

En bonus track, le point du tournoi signé par l’iné­vi­table Benoit Paire…

De votre envoyé spécial à Sophia Antipolis