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Nadal atomise Ferrer

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Dans un match à sens unique, Rafael Nadal s’impose en trois sets, 6–2 6–2 6–1, face à un David Ferrer pour­tant méritant. Au prochain tour, il affron­tera le vain­queur entre Roger Federer et Novak Djokovic.

Il y a des jours comme ça où, même si vous jouez bien, il n’y a rien à faire. Alors on passe un sale quart d’heure, voir un mauvais moment sur le court. C’est aujourd’hui ce qu’a vécu David Ferrer, qui n’a jamais semblé trouver de solu­tion face à un mur en face de lui. Ce mur, pas la peine d’en parler 107 ans, tout le monde le connaît, surtout ici, à Roland Garros. Nadal, encore une fois, était injouable aujourd’hui. Pourtant, Ferrer aussi arri­vait sur le court avec une bonne dose de confiance, un seul set perdu. Poussif dans un premier temps, Nadal laisse une occa­sion à Ferru de prendre l’avantage, à 2–1. Une balle de break que le Majorquin repousse tran­quille­ment et qui débloque complètement le numéro deux mondial. Remonté, il réalise le break blanc le jeu suivant et déclenche la tempête. Un second break plus tard, Rafael Nadal valide sa manche, frap­pant neuf coups gagnants pour neuf fautes.

Ferrer est alors mal embarqué, d’autant plus qu’en 140 matches et lorsqu’il a remporté la première manche, Rafa ne s’est incliné que deux fois. Et ce n’est pas aujourd’hui que la donne va changer, telle­ment le numéro deux mondial réussi tout. Des angles incroyable, une couver­ture de terrain incroyable et une réussite… Alors qu’il chute à l’intérieur du court, Nadal frappe un amortie, puis un lob que Ferrer renvoi dans le filet. Dépité, breaké, Ferrer ne sait plus quoi faire face à un ami sans pitié. Un double break plus tard, les nuages et mère nature boule­verse le match. Après une heure d’interruption, les joueurs reviennent sur le court sous un beau soleil. David Ferrer tente alors le tout pour le tout, frap­pant juste. Mais rien à faire, Nadal s’empare de ce set, tran­quille­ment, ne commen­tant que quatre fautes alors que Ferrer en frappe onze…

Enfin, le dernier set de ce math est à l’image de deux précédents. Nadal domine et donne une petite leçon de tennis à son ainé, le brea­kant à trois reprises, s’imposant sur sa première balle de match. Ferrer a la tête dans l’eau et ne parvient pas à s’en sortir. Moins percu­tant, avec des jambes qui répondent moins que d’habitude, David Ferrer ne peut rien faire face à un monstre de l’ocre. Aujourd’hui Nadal était imbat­table avec plus de 80% de points gagnés derrière sa première balle, 25 points gagnants pour 16 fautes. Que ce soit Federer ou Djokovic, on souhaite bonne chance au fina­liste qui affron­tera le Majorquin en finale. De la chance, du courage, de l’audace et surtout un mental d’acier pour ne pas flan­cher devant les coups de buttoir et de génie de Rafael Nadal.