AccueilNadal : "Ça fait partie du sport"
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Nadal : « Ça fait partie du sport »

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Rafael Nadal est revenu sur sa défaite en quarts de finale face à David Ferrer (6/4 62 63). Le Majorquin refuse de parler de sa bles­sure et salue la perfor­mance de son adversaire.

Que pouvez‐vous nous dire sur cette bles­sure ? Que vous a dit David à la fin du match ?

Je ne peux rien dire sur ma bles­sure. D’abord parce que ce soir, je ne sais rien. Ensuite, par respect pour le vain­queur, je préfère parler du match. Je trouve qu’il a joué à un très haut niveau. Je l’ai féli­cité et lui ai souhaité bonne chance pour sa demi‐finale. Il réalise un tournoi fantas­tique. S’il continue à jouer comme ça, il a de bonnes chances. Sinon, ce que David m’a dit à la fin du match ne regarde que moi. 

Est‐ce vrai­ment dur pour vous ce soir ?

C’est une diffi­cile journée. Je perds de nouveau en quarts de finale. J’ai fait de mon mieux, je ne pouvais pas donner plus. En face, Ferrer a joué à un très haut niveau et je n’ai pas pu rivaliser.


Vous ne pouvez pas nous en dire plus sur votre blessure ?

Il est clair que je ne me suis pas senti au mieux. J’ai eu un problème pendant le match, au tout début. Une fois le problème survenu, le match était presque déjà fini. Voilà. C’est pénible pour moi de venir en confé­rence de presse et de parler de ça. A Doha, j’étais malade. Ce soir, j’ai eu un autre souci. On fini­rait presque par avoir l’im­pres­sion que j’ai toujours un problème quand je perds et je ne veux pas qu’on ait cette image de moi. Je préfère donc ne pas en parler, si vous pouviez respectez cela, ça serait sympa. Merci.


Ça doit être diffi­cile que votre formi­dable série en Grand Chelem s’ar­rête là‐dessus…

Dans une carrière, vous avez des grands moments et d’autres plus durs. J’ai déjà vécu beau­coup de très beaux moments. Ce qui arrive ce soir fait partie du sport. L’an passé, j’ai eu de la chance. Je suis resté en bonne santé quasi­ment toute l’année. Et j’ai incroya­ble­ment bien joué pendant cette période. J’ai tout fait pour bien commencer la saison. Je jouais d’ailleurs très bien à Abu Dhabi, la première semaine de l’année. Après, les problèmes sont arrivés. Au final, c’est un mois diffi­cile pour moi. Cela fait partie du sport : accepter, travailler, recom­mencer, faire de son mieux dès le prochain tournoi. C’est tout ce que je peux faire.
Et puis, je me dis que l’an passé, mon année a aussi commencé avec une bles­sure. Et fina­le­ment, j’ai réussi la meilleure saison de ma carrière. Je pense que c’est possible de répéter ça cette année. 

J’estime malgré tout que je suis un sportif très très chan­ceux au regard de tout ce qui s’est déjà passé dans ma carrière. Je dois accepter les moments fantas­tiques aussi calme­ment que les moments diffi­ciles. Si j’y parviens, je pourrai revenir à un très haut niveau et jouer à nouveau mon meilleur tennis.


Ferrer a‑t‐il une chance en demi‐finale ?

Il joue super­be­ment bien. Mais il n’est pas favori. S’il continue à jouer comme ça, il pour­rait avoir quelques chances de passer en finale voire de gagner le tournoi. J’adorerais. C’est une personne fantas­tique et un ami proche. Je lui souhaite donc tout le meilleur.

Après ce qui s’est passé à Doha, vos problèmes de trans­pi­ra­tion contre Tomic, est‐ce que vous vous êtes dit que ce tournoi n’était pas pour vous ?

La semaine de Doha était diffi­cile pour moi. Mais ici, sérieu­se­ment, avant le match d’au­jourd’hui, je commen­çais à sentir que je jouais de mieux en mieux. Je me sentais en pleine santé à nouveau. A l’en­traî­ne­ment, ça allait beau­coup mieux qu’au début du tournoi. Je me sentais prêt à jouer ce quart de finale. Mais visi­ble­ment, ce n’était pas mon jour.


On apprécie votre fair‐play. Mais si vous n’aviez pas eu un ami en face de vous, auriez‐vous continué jusqu’au dernier point ou aban­donné plus tôt ?

Je déteste les aban­dons. Je l’ai fait l’an passé. J’ai détesté ce moment. Je ne voulais pas le répéter.