AccueilNadal : "C'est à Roger de défendre son titre, pas à moi"
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Nadal : « C’est à Roger de défendre son titre, pas à moi »

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Très satis­fait de son premier match face au Japonais Kei Nishikori (victoire 6264 64), Rafael Nadal a tenu à affirmer qu’il ne se sentait pas dans la peau du tenant du titre, malgré sa victoire en 2008 et son absence en 2009. L’Espagnol est égale­ment revenu sur la diffi­cile quali­fi­ca­tion de son grand rival Federer. Interview.

Qu’est‐ce que ça vous a fait de revenir sur ce Centre Court ?

C’est toujours spécial de jouer sur ce court. Je suis très heureux de revenir disputer ce tournoi et jouer dans ce qui est proba­ble­ment le court le plus beau, le plus emblé­ma­tique au monde. Le senti­ment que l’on ressent est fantas­tique ici, et puis après la victoire de 2008, c’est sûr que c’est encore un peu plus spécial. J’ai bien joué lors de ce premier tour. Je trouve que j’ai fait un très bon match. Pour un premier match ici, je suis très content. 

Dans votre esprit, est‐ce que vous avez débuté la défense de votre titre, celui que nous n’avez pas pu défendre l’an dernier ?
Non. Je n’ai rien à défendre, aucun point. Tous les points que je pourrai gagner dans ce tournoi seront du positif pour moi. Je prends les choses jour après jour. Pour moi, c’était une très bonne victoire aujourd’hui. Cet adver­saire (Ndlr, le Japonais Kei Nishikori) était diffi­cile. Et le prochain tour sera aussi très diffi­cile face à ce serveur très dange­reux qu’est Robin Haase. Mais, je le répète, je ne me sens pas dans la peau de celui qui défend son titre. C’est à Roger de défendre son titre. J’avais la chance de défendre l’an passé celui que j’ai gagné en 2008. Je n’ai pas joué à cause de mon genou. C’est le sport. Cette année, je vais faire de mon mieux !

Quelle partie de votre jeu avez‐vous le plus travaillé pour passer de la terre battue au gazon ?
Ce n’est pas une partie du jeu. C’est le jeu en général. C’est le timing avec la balle, la manière dont vous devez gagner les points. Le service. Ce sont les choses les plus impor­tantes, avec le dépla­ce­ment, les mouve­ments sur la surface. Cela fait beau­coup de chan­ge­ments. Ce n’est pas le coup droit ou le revers que vous avez à modi­fier. C’est de manière géné­rale la manière dont vous devez jouer.


Avez‐vous eu des flashs, des souve­nirs de votre victoire sur ce court il y a 2 ans ? Vous êtes‐vous revu avec le trophée ou étendu sur le dos par exemple ?

J’ai suffi­sam­ment de choses à faire sur le court pour ne pas penser à ce qui s’est passé il y a deux ans. Quand je rentre sur le court, je pense à mon adver­saire et à jouer mon meilleur tennis. Je n’ai pas le temps de penser à autre chose.


Avez‐vous regardé le match de Roger hier ?

A certains moments. Mais pas tout le match.

Qu’en avez‐vous pensé ?
Bon. C’était si serré… Je vous dis toujours que les premiers tours sont diffi­ciles. Normalement pour lui ils sont plus faciles que pour les autres joueurs parce qu’il joue son tennis naturel ici sur gazon. Il n’a pas besoin de tant adapter son jeu comme les autres joueurs. Mais Falla est un super joueur. Il a eu ses chances. Je crois qu’il n’a pas joué son meilleur tennis aux moments où il en avait le plus besoin c’est à dire aux moments d’aller cher­cher le match. Il jouait contre proba­ble­ment le meilleur joueur de l’his­toire sur cette surface… Mais cette victoire sera certai­ne­ment très impor­tante pour la confiance de Roger je pense.


Lequel des records de Federer est pour vous le plus impressionnant ?

Tous le sont. Tous sont fantas­tiques. Si je devais n’en citer qu’un, je dirais les 23 demi‐finales d’af­filée en Grand Chelem.


Pourquoi ?

Parce que sur 5 ou 6 ans, jouer tous les Grands Chelems, ce n’est déjà pas si évident. Pas une bles­sure, pas un mauvais jour, c’est extra­or­di­naire. Jouer 23 demi‐finales d’af­filée, à mon avis, c’est impos­sible a réitérer.

Et dans vos propres records ? Lequel est selon vous le meilleur ?
Les 81 victoires d’af­filée sur terre battue. Ça fait beau­coup. Je crois que c’est le plus impres­sion­nant de mes records. Parce que vous savez, dans plein de matches, vous avez des moments diffi­ciles. Vous ne jouez pas bien dans tous les tour­nois, dans tous les matches. C’est évident. Et vous gagnez quand même. Vous gagnez quand même les matches très diffi­ciles. 81, ça fait beau­coup. Beaucoup de jours où vous sortez du match victo­rieux. Et pour moi c’est vrai­ment diffi­cile à reproduire.

Rafa a besoin de ton soutien !

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