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Nadal‐Djokovic : duel pour l’histoire

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Rafael Nadal et Novak Djokovic se retrouvent pour la cinquième fois en finale d’un Grand Chelem. Celle ci a une saveur toute parti­cu­lière car chacun, à leur manière, peut signer un exploit reten­tissent dans l’his­toire du tennis. Le Grand Chelem pour Djokovic, sur deux années, ou un septième titre Porte d’Auteuil pour Nadal. Le résultat sera un épisode à graver dans leur rivalité.

« La perfec­tion n’existe pas. C’est vrai que je joue très bien, mais tout le monde peut faire mieux ; Djokovic par exemple. » Sur France Télévisions, Rafa la joue modeste. Comme souvent chez les trois premiers du clas­se­ment, chacun se renvoie la balle en esti­mant que l’autre est meilleur. Mais dimanche, c’est bien Nadal le grand favori à sa propre succes­sion. Un septième titre Porte d’Auteuil permet­trait à l’Espagnol de battre le record de six victoires détenu par Bjorn Borg sur cette même terre battue. L’exploit serait monu­mental et certai­ne­ment très compliqué à battre dans les années à venir. Mais cet exploit ne souf­fri­rait d’au­cune contes­ta­tion, tant Rafa est sur un nuage depuis le début du Majeur pari­sien. Jamais, le numéro deux mondial n’a paru aussi fort. Il marche sur ses adver­saires, les écrase. Même les spécia­listes de la terre ne peuvent tenir la cadence. Ils ne tiennent qu’un set comme Almagro ou quelques jeux comme Monaco ou Ferrer. Chaque match est une leçon de puis­sance, de préci­sion, repous­sant l’ad­ver­saire un peu plus loin derrière la ligne de fond. Depuis le début de la quin­zaine, il n’existe qu’un homme sur la terre lors de ses confron­ta­tions. L’opposant veut résister, mais explose avant de se rési­gner et de devenir un énième spec­ta­teur du stade. Rafa veut faire du court Philippe Chatrier sa casa pour la septième fois. 


« Rafa est favori dimanche, mais je rentre sur le court en me persua­dant que je peux le battre. » Se persuader de la victoire, se persuader de l’ex­ploit du Djoko Slam. C’est avec cette idée en tête que le numéro un mondial avance depuis le début de l’année. C’est avec cet objectif qu’il fran­chit les étapes une à une depuis le début de la quin­zaine de Roland. C’est dans la tête et c’est très fort. Car Djoko, avant sa démons­tra­tion face à Federer, ne brille pas Porte d’Auteuil et passe même près de la sortie contre Seppi, puis Tsonga. Des victoires à l’ar­ra­chée, au mental, accro­chées par l’envie de cette quatrième victoire d’af­filée en Grand Chelem, après Wimbledon et l’US Open 2011, puis l’Open d’Australie cette année. Si Novak venait à gagner dimanche, il serait cité au même titre que Rod Laver qui a réalisé cette perfor­mance, sur une année, en 1969. Dans l’ère Open, personne ne l’a fait depuis l’Australien. Pas même Sampras, Federer ou encore Nadal. Ce Grand Chelem, c’est le graal pour tout joueur de tennis. Il ne reste qu’un pas à réaliser pour le Serbe.

Le décor est planté. Désormais, tout le monde espère une grande finale. En tout cas, il y a les prota­go­nistes pour. Car Djokovic paraît bien le seul à pouvoir bous­culer Nadal sur la terre battue pari­sienne, à ce jour. Si on aime tout autant Roger Federer, le Suisse aurait, toute­fois, bien eu du mal à exister face au Majorquin. Bien sûr, le numéro un mondial doit se montrer à son meilleur niveau, mais son jeu, sa défense, son physique, son abné­ga­tion lui permettent de tenir la cadence et de casser le rythme de l’Espagnol. Meme sur terre. Les finales de Monte Carlo et Rome sont derrière. Celle de Roland Garros sera diffé­rente. L’enjeu est trop histo­rique pour voir l’un surpasser l’autre. Messieurs, il est temps d’en­trer dans l’arène.