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Nadal : « Djokovic, le meilleur »

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Très satis­fait de son match face à Stanislas Wawrinka, Rafael Nadal a affirmé qu’il avait joué à son meilleur niveau lors de ce quart de finale. Le tenant du titre se penche égale­ment sur sa demi‐finale à venir face à Novak Djokovic. Interview.

Vous avez visi­ble­ment mieux joué que lors de vos premiers matches. Est‐ce que c’est le fait d’avoir eu 27 ans ? Cela vous donne des ailes ?
Je ne crois pas (Sourire). Ce qui me fait progresser c’est le fait d’être obligé de progresser, vu que les adver­saires sont de plus en plus diffi­ciles. J’avais déjà bien progressé contre Nishikori, mais aujourd’hui, j’ai vrai­ment joué à un tres haut niveau. J’en suis très content. Gagner contre Wawrinka avec ce score est impos­sible si vous ne jouez pas à votre meilleur niveau. C’était mon meilleur match du tournoi sans aucun doute. Après mes premiers tours, je disais qu’il fallait que ça change. J’étais confiant dans ma capa­cité à m’amé­liorer et je l’ai fait. J’arrive en demi‐finales grâce à 3 matches où je n’ai pas perdu de set. Ce sont des chiffres posi­tifs. Même si ce ne sont que des chiffres, l’im­por­tant, c’est que je me sente bien, et c’est le cas.

Qu’allez‐vous faire pendant les prochains jours pour gérer la nervo­sité avant votre match contre Djokovic ?

Déjà, ce n’est pas une finale mais une demi‐finale. Vous ne jouez pas pour le titre mais pour être en finale. C’est une grosse diffé­rence. Alors oui, proba­ble­ment que je serai nerveux. De toute manière, si vous ne stressez pas avant une demi‐finale contre le meilleur joueur du monde, retournez à la maison et faites autre chose car cela signifie que vous n’avez pas de passion pour le jeu. Je serai donc nerveux, mais ma moti­va­tion sera certai­ne­ment supé­rieure à ma nervosité.

Comment allez‐vous faire pour battre Djokovic ?
C’est le meilleur joueur du monde, il a de supers résul­tats depuis un bon moment. Il faudra que je joue mon jeu, que je trouve mon rythme et que je fasse le meilleur match possible. C’est la seule chance que j’aie d’aller en finale.

Le fait qu’il vous ait battu à Monte Carlo cette année change‐t‐il quelque chose ?
Chaque match est une autre histoire. A Monaco, j’avais eu des occa­sions dans le deuxième set. Le seul point négatif, c’était de ne pas avoir réussi à gagner cette manche. Tout le reste était positif. Vendredi, ce sera une diffé­rente histoire. C’est à Roland Garros et non à Monte Carlo. Le court est un peu différent.

Quelle est la diffé­rence entre une demi‐finale et une finale, dans l’ap­proche du match, pour vous ?
La diffé­rence c’est que si vous gagnez votre demi‐finale, vous n’avez encore rien gagné ! Pour moi, cela ne change rien que ce soit Djokovic, Ferrer ou Federer en demi‐finale. Je viens ici pour gagner le titre. Les gens oublient l’ad­ver­saire la plupart du temps, ils ne se rappellent que du vain­queur. Alors bien sûr, j’au­rais préféré un adver­saire plus facile vendredi, mais c’est Novak, je dois l’ac­cepter. Et le joueur qui gagnera ce match ne sera pas le vain­queur du tournoi, mais aura seule­ment le droit de jouer la finale.

De votre envoyée spéciale à Roland Garros

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