AccueilNadal : "J'étais tout proche de perdre"
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Nadal : « J’étais tout proche de perdre »

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Passé à un point de la défaite face à Julien Benneteau, Rafael Nadal est revenu face à la presse sur son match face à Julien Benneteau. Le numéro 1 mondial a reconnu connaître actuel­le­ment des diffi­cultés avec son revers. Il n’a par ailleurs pas manqué de louer le niveau de jeu de son adver­saire. Interview.


Que s’est‐il passé dans le 3e set où vous le breakez 3 fois ? Faisait‐il quelque chose diffé­rem­ment ? Cela semblait plus facile pour vous de breaker.

Bon, je crois qu’il était surtout détruit physi­que­ment. Il était très fatigué. Cela s’est ressenti sur son service. Il était plus lent, beau­coup moins puis­sant. Donc je crois que c’était plus physique qu’autre chose.

Julien a dit que la clé de sa réus­site dans les deux premiers sets était son retour. Êtes‐vous du même avis ?
Je crois qu’il a super bien joué. Il a pratiqué du très bon tennis. Particulièrement au début du match. Car de mon côté, je ne jouais pas mal ! Ce que je faisais n’était pas parfait mais c’était plutôt bon quand même. Lui jouait vrai­ment bien, il était très agressif, réus­sis­sait de supers coups avec son revers même lors­qu’il n’était pas très bien placé. Son service a très bien marché aussi. C’était un match très difficile.

Votre ressenti sur ce match ?
Pour moi, le match était d’un bon niveau, surtout dans le premier set. A 5 partout, j’ai joué un jeu terrible où j’ai fait plusieurs fautes en coup droit. Mais les 10 premiers jeux du match ont été joués à un très bon niveau de la part des deux joueurs. Après, le match a connu des hauts et des bats. Au début du second set, cela a été un véri­table désastre de ma part. Je mène 2–0 break. Il vient de me donner son jeu en faisant 3 doubles fautes. Et puis je joue 3 très mauvais jeux. Du coup je me retrouvé mené 3–2, break contre moi. J’étais limite limite à ce moment‐là ! (Rires) J’étais tout proche de perdre. Mais j’ai eu un peu de chance tout en jouant bien quelques points tandis que lui a fait quelques fautes. Et j’ai pu revenir. Dans le tie‐break, je ne joue pas mal. Mais lui non plus ! Il claque deux aces très impor­tants pour mener 6–5. Et après, sur la balle de match, je réussis de très bons coups droits et à 6 partout je sers bien et fait un coup droit gagnant.

Pensez‐vous que c’est à partir de cet instant que vous avez commencé à mieux jouer ?
Non. Non, j’ai eu des hauts et des bas tout le match. Par moments le coup droit marchait très bien et à d’autres instants j’en ratais deux d’af­filée. Quant au service, je me suis certes fait breaker plusieurs fois mais je sentais bien mieux mon geste que les jours derniers. La seule chose, c’est le revers…

Pensez‐vous avoir été suffi­sam­ment agressif ?
Le truc n’est pas de jouer plus agressif. J’ai été agressif. Le truc juste­ment, c’est que je ne dois pas slicer en revers comme je l’ai fait. Il semble­rait que j’ai un peu peur de frapper la balle en revers. Je n’ai actuel­le­ment pas le meilleur feeling sur mon revers. Mais de toute manière, je dois me mettre à le frapper si je veux avoir des chances de conti­nuer à gagner. Ce sera impos­sible de gagner d’autres matches ici et surtout à l’US Open si je ne frappe pas ce revers comme il faut. Je dois le faire et je vais réussir à le faire. J’en suis sûr. Les courts ici ne m’aident pas pour retrouver de bonnes sensa­tions en revers parce que je n’ai pas beau­coup de temps en raison de la rapi­dité de la surface. Et puis le rebond est bas. Mais je sais que j’ai un bon revers. Pas en ce moment, mais je vais le retrouver. J’en suis certain.

Les amateurs de tennis espèrent vrai­ment voir une demi‐finale Rafa vs Roger. Cela vous manque‐t‐il de jouer contre Roger ? Vous l’avez seule­ment affronté trois fois en deux ans.
C’est beau­coup ! (Sourire) Non, je ne sais pas. Cela ne me manque pas de jouer Roger. Bien sûr, c’est toujours un plaisir de jouer contre lui surtout parce que lorsque nous nous affron­tons, c’est lors de grands matches avec des choses impor­tantes en jeu. Mais à l’heure actuelle, je ne pense pas à jouer contre lui. Je pense à jouer contre Baghdatis.

A propos de Julien Benneteau, il est « seule­ment » 32e mondial. Avez‐vous été surpris de son niveau de jeu ?
Non. Je crois qu’il a beau­coup progressé ces deux dernières années. Il progresse chaque année. Et c’est sûr que s’il joue comme cela, il aura de bonnes chances de conti­nuer à avancer au clas­se­ment. Il joue à un haut niveau. Le truc est de jouer à ce niveau très souvent. Vous savez, pour être au sommet du clas­se­ment, dans le Top 20 ou quelque chose comme ça, les joueurs doivent pouvoir très bien jouer et ce très souvent dans l’année. Donc c’est certain que Julien peut jouer à un très bon niveau. Je suis sûr que s’il continue comme ça, il aura de grandes chances de progresser au clas­se­ment. Encore une fois, la clé est d’être régu­lier et de jouer très souvent à un tel niveau.