AccueilPaire : "La tête est à l'endroit"
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Paire : « La tête est à l’endroit »

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Après s’être fait peur au tour précé­dent face à Pierre‐Hugues Herbert, Benoit Paire a profité de l’abandon de Pablo Carreno Busta alors qu’il menait deux sets à un (6–2, 4–6, 7–6(1)). En confé­rence de presse, l’Avignonnais a fait part de son bonheur et de son envie de pour­suivre sa belle aven­ture. Morceaux choisis.

Benoit, que repré­sente cette quali­fi­ca­tion pour les huitièmes de finale de Roland‐Garros ?

C’est quelque chose de fort parce que c’était un objectif, je le souhai­tais de tout mon coeur depuis que je suis tout petit. C’est toujours excep­tionnel d’atteindre la deuxième semaine d’un Grand Chelem, encore plus à Roland‐Garros, devant le public fran­çais. Pour moi, ça reste un grand moment. Je n’ai pas envie que ça s’arrête en huitième, j’ai envie d’aller le plus loin possible et faire un beau match contre Kei (Nishikori).

Est‐ce la suite logique de vos bonnes semaines ?

Je sens que le niveau de jeu est là depuis que j’ai commencé la terre battue. La tête est à l’endroit, je peux faire de belles choses. Le physique est vrai­ment en place à force d’enchaîner les matchs. Je me sens de mieux en mieux sur le court, j’ai mes repères et je suis content de ce que je produis depuis plusieurs semaines. Je le redis : il ne faut pas s’arrêter là et se satis­faire d’un huitième. Il faut aller plus loin et ça passe pas un gros match face à Kei.

Justement, comment voyez‐vous cette rencontre ?

C’est quelqu’un que j’admire beau­coup pour ce qu’il est, pour l’influence qu’il a dans son pays et pour son jeu. Mais je dois en faire abstrac­tion. J’ai perdu face à lui l’an dernier en cinq sets (au deuxième tour de Roland‐Garros), donc je sais que j’ai la possi­bi­lité de faire quelque chose contre lui.

En quoi pensez‐vous être un meilleur joueur qu’il y a un an ?

Il y a la confiance des matchs gagnés des dernières semaines. Je me sens très bien sur terre battue et je suis prêt physi­que­ment. J’étais un peu émoussé l’an dernier après mon premier tour contre Carballes. J’arrive plus à prendre conscience du soutien du public. Ça me fait vrai­ment plaisir. Avec l’effet Coupe Davis, je sens que le public répond plus présent. Ce n’est que du bonheur. J’ai aussi évolué sur mon jeu car je me sens plus solide en coup droit et au service. 

Il y a une fierté d’avoir réussi cette alchimie ?

Oui je suis fier car je sais que je ne suis pas comme tout le monde. Je ne m’entraîne pas aussi dur que tout le monde le fait (rire). Moi, je sais que je dois faire un peu plus. Comme je l’ai dit dans une récente inter­view, j’aime aussi profiter de la vie. Je suis très content car ici je peux tout avoir : je profite sur le court car j’aime le tennis, j’ai mes amis qui sont là et qui me soutiennent, ma famille est égale­ment présente. Que demander de plus ? Sur le circuit, c’est diffé­rent. Ici, je partage avec tout le monde. On se retrouve tous les soirs, on va boire un verre, il y a deux jours on a fait une coinche (rire). C’est ça la vie, c’est ce que j’aime.

De votre envoyé spécial à Roland‐Garros