AccueilParmentier : "C'est le plus grand moment de ma carrière !"
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Parmentier : « C’est le plus grand moment de ma carrière ! »

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C’est l’invitée surprise du contingent tricolore en huitièmes de finale de Roland Garros : Pauline Parmentier. La Française a terminé comme un boulet de canon face à Mona Barthel pour s’imposer 1–6 6–1 7–5. Nous y étions, au bord du court n°1, pour vivre ce très beau moment de tennis et d’émotion. En conférence de presse, Pauline l’affirme : elle commence à prendre confiance en elle, ce qui ne lui était jamais arrivé.

Pauline, un grand moment, une grande émotion… le plus grand moment de ta carrière ?

C’est clair : c’est le plus grand moment de ma carrière. C’est beau­coup d’émo­tion. C’est un truc de fou !

Le scénario de ce match est un peu fou pour toi…

Je fais une entame de match où je suis un peu en‐dedans, je manque de volume dans mon jeu, ma balle arrive systé­ma­ti­que­ment à parfaite hauteur pour elle… Ce n’était pas facile. Mais je n’ai pas lâché. J’ai réussi à installer progres­si­ve­ment mon jeu. Il y a eu un moment un peu diffi­cile à gérer, lors­qu’au début du troi­sième, je prends l’as­cen­dant sur elle. Mais je rate trois coups droits que je n’au­rais pas raté avant et je commence à me dire : « Je rate », alors que je sais qu’au fond je suis dans le vrai. Je perds ce jeu, je la remets dans le match. Le truc m’échappe un peu, en gros. Là, ça n’a pas été facile à gérer. Mais elle s’est beau­coup tendue dans la foulée. Donc je me suis répétée : pas de panique, mets des jambes, vas‑y avec ton coup droit… C’était énorme !

Tu sais que tes adver­saire vont commencer à te regarder différemment !

Je ne sais pas, j’es­père (rires) ! Jusqu’à présent, elles se disaient que je pouvais faire de bons matches, mais que ce n’était pas régu­lier et qu’il fallait tenir contre moi, me faire jouer. Maintenant, je passe dans un truc où je ne lâche plus. Ca va peut‐être les faire changer d’avis !

On a l’im­pres­sion que tu as plus conscience de tes forces, aujourd’hui…
Ca commence ! Je vais peut‐être dire que je prends un peu confiance en moi. Je ne pensais pas pouvoir le dire un jour (rires) ! En fait, surtout hier, quand je suis rentrée à la maison, j’ai vu deux ou trois passages de mon match contre Shvedova et je me suis dit : « Mais tu joues grave, en fait (rires) ! Ca ne m’était jamais arrivée. Ca m’a fait rire et je me suis dit : « Tu as des qualités, donc vas‑y. » Je pense que j’en prends conscience petit à petit. Et faire des matches comme celui‐ci, ça aide forcément.