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Quand Jo fait la Une d’Optimum…

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Eh bien ça nous donne un Tsonga transpercé de toutes parts par des flêches. Image pieuse soulignée par le titre car le magazine Optimum n’y va pas de main morte « La passion Tsonga peut-il battre Nadal » rien que ça… Alors, quand on voit une Une si osée et si travaillée, chez WLT on se frotte les mains, on se dit « Chouette, il va y avoir du contenu explosif ! ». Bon ben non, hein ! Ne vous attendez pas à trouver une interview en profondeur qui viendrait remuer tous les méandres phangieuses du joueur français. Néanmoins quelques extraits ne manquent pas de croustillants. Morceaux choisis :

Les médias se sont jetés sur vous.
Notamment Canal+ qui produit
une série documentaire intitulée
« Les 4 Mousquetaires »…

Ça, c’est bien. Le fait d’être plus exposés, ça
ne fait qu’aider le tennis. Les gens en parlent
– en bien ou pas – et c’est une bonne chose.
Le documentaire est sympa. Les gens découvrent
l’envers du décor.

Y a-t-il déjà une scène mythique ?

Dans le premier épisode, j’ai hurlé de rire en
voyant Richard Gasquet après son match
marathon à l’Open d’Australie face à Fernando
Gonzalez [défaite en cinq sets après
avoir obtenu une balle de match, NDLR]. On
le voit à sa conférence de presse où il raconte
des banalités, du genre : « Il a super bien joué,
je ne passe pas loin, etc. » Et puis, la caméra
le suit dans la voiture qui le ramène à l’hôtel
et là, Ritchie se lâche : « Le mec, il a eu une
de ces chances. Si sa copine n’est pas à Melbourne,
il doit être cocu ! » On voit bien le
contraste. On est humains quoi !

Noah qui fait chavirer la France, c’était
en 1983. Cette attente, vous la ressentez ?

Je vois surtout que le tennis reprend des couleurs
depuis quelques mois. Les jeunes ont des
joueurs préférés en France. Il y en a qui vont aimer Gaël, Gilles, Richard ou moi. Ils vont acheter
des tenues ou des raquettes différentes. C’est
une ambiance qui s’était perdue. Il n’y avait
presque plus de joueurs dans le Top 50 et les
jeunes Français s’intéressaient aux étrangers.

En fait, vous jouez un peu la comédie…

Bah oui, sur le terrain, on n’a le droit de rien
faire. On doit fermer sa bouche, ne pas baisser
son short. Pourtant, quand vous ratez une
balle, vous n’avez qu’une envie, c’est de hurler : « Ça me fait ch… ». [Il explose de rire.]

Ces quatre mousquetaires, ils ont tous une
personnalité différente. Vous pourriez les
résumer en un mot ?

[Il réfléchit longuement.] Non, je ne pourrais
pas, je ne saurais pas choisir un mot. Ce que
je peux dire, c’est qu’on n’a pas la même
éducation. On n’est pas issus des mêmes
endroits. Richard Gasquet, c’est le Sudiste,
Gaël Monfils vient des tours de Paris et Gilles
Simon a vécu dans les quartiers corrects de
Fontenay-sous-Bois. On a chacun des valeurs
différentes.

On vous sent l’âme d’un chef de meute…

Je sais que je peux l’être. Maintenant, ce n’est
pas à moi de décider si je suis le chef. Il faut
que les autres acceptent de me désigner
comme tel ou alors ce sont les résultats qui
parleront.

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