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« Rafa était plus fort »

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Battu 6–7(3), 6–3, 6–1, 6–3, par Rafael Nadal en huitièmes de finale de l’US Open, Gaël Monfils était lucides sur les causes de sa défaite. Le Français ne voyait dans cet US Open un tournoi vrai­ment réussi, mais il était content de retrouver un bon niveau de jeu qu’il espère extra­poler lors de la fin de saison.

Le senti­ment sur le match ?
J’ai fait un bon match. Rafa était plus fort que moi aujourd’hui. Je pense que je vais apprendre pas mal de choses. Physiquement il était fort, il a prouvé qu’il était, parce qu’il y avait beau­coup d’incertitudes. Je savais très bien qu’il allait être là. J’ai des choses tactiques à revoir mais je ne suis pas mécon­tent de mon match. J’ai essayé de tenir un maximum, de tenir mes lignes, d’essayer d’être agressif. J’ai fait pas mal d’erreurs à un moment mais parce que j’ai tenté. À un moment j’ai reculé un petit peu, parce que l’impact physique était dur à encaisser. J’ai eu du mal contre Rafa, mais contre plein d’autres joueurs je m’en serai sorti.

L’impact physique du match ?
J’ai eu une baisse physique, il a pris le dessus. Vers la fin, j’étais dans la recharge, mais je n’avais pas réussi forcé­ment à le déborder. Je prenais plus de sécu­rité, je tapais moins dans les angles pour avoir plus d’op­por­tu­nités, mais il a bien défendu. Il était fort au bras de fer alors bravo. On a joué 2h48, j’ai bien envoyé la sauce, il n’a pas baissé les bras. Physiquement, c’est un des meilleurs, et beau­coup d’autres auraient été plus fati­gués que Rafa.

Le premier senti­ment après la défaite ?
Je suis toujours effondré. Tant que je ne gagne pas, je suis effondré. J’ai gagné trois matchs. Là, je fais un bon combat mais je perds. Ce qui est bien, c’est que j’arrive à me donner la chance d’aller en deuxième semaine, mais ce n’est pas là où j’ai envie d’être. En huitièmes de finale, il faut que j’arrive à gagner ces matchs contre Rafa, contre Roger, à chaque fois pour pouvoir espérer aller plus loin.

Une prépa­ra­tion tronquée ?
Je manque un peu de match, mon fond physique était un peu plus léger. Je pense que je peux durer long­temps mais à un très haut niveau, j’étais un peu juste.

La diffé­rence face aux tout meilleurs ?
Ça se joue à chaque fois à pas grand‐chose. Je n’ai pas de chance parce que quand je les joue, je n’arrive pas avec beau­coup de matchs mais avec une vieille bles­sure. J’espère que ça va aller beau­coup mieux, que je ne vais pas avoir de bles­sures contrai­gnantes. Je ne suis pas très loin. En trois semaines, il y a quand même un gros chan­ge­ment entre mon premier match à Montréal et là. Je suis un homme diffé­rent. Je vais me concen­trer sur la fin de saison. Si je joue ce niveau‐là, je pense qu’il ne devrait pas avoir de problèmes.

Le bagarre de la Coupe Davis ?
Je sais que je suis dans l’équipe, mais je ne sais pas si je vais être sélec­tionné pour jouer. Je suis toujours content d’être pris, après si je joue ou je ne joue pas, c’est le choix du capi­taine. Apparemment, j’ai de fortes chances de jouer, ça me ferait très plaisir mais souvent quand on me dit que j’ai de fortes chances de jouer, je ne joue pas. Donc, je préfère me dire que je ne vais pas jouer, mais norma­le­ment le capi­taine m’a dit que j’avais de fortes chances de jouer, donc j’espère que ça se fera.