Rafael Nadal a parfaitement négocié son premier tour, à Roland Garros, cet après‐midi. L’Espagnol a écarté l’Italien Simone Bolleli, 6–2 6–2 6–1. Une prestation solide, avec une seule et petite déconcentration à 4–0 dans le deuxième set. Rafa s’est présenté en conférence de presse avec le sourire, mais aussi une vraie fermeté sur les questions qui dérangent.
Rafa, comment t’es-tu senti lors de cette rencontre ?
Je me suis bien senti. J’ai fait ce que j’avais à faire, j’ai fait le boulot. Et j’en suis très heureux ! J’ai surtout joué avec moins de nervosité que par le passé, lors de mes premiers tours. J’ai très bien joué jusqu’à 6–2 4–0. Puis, j’ai commencé à faire quelques erreurs et j’ai eu plusieurs balles de break à défendre. Mais dans l’ensemble, ça s’est bien passé.
Je vais te poser une question qui va te surprendre… Mais quelle est la couleur du tee‐shirt que tu portais sur le court, aujourd’hui ? Rose ? Rouge ?
La couleur de mon tee‐shirt ? Sur le court ? (Rires) Je ne sais pas, je ne saurais la définir ! C’est une question amusante qui change… (Sourire) Mais promis, je vais voir, je demanderai à Nike !
Tu as souvent rencontré Björn Borg dans ta carrière ? Il est agréable, même si tu peux battre l’un de ses records ?
Oui, j’ai rencontré Björn Borg à plusieurs reprises. La première, c’était en 2004, à Bastad. Ensuite, nous avons discuté à Wimbledon, à Monte‐Carlo… Il a toujours été très, très sympa avec moi. Cette année, il m’a souhaité le meilleur pour la saison sur terre.
On parle beaucoup des conditions de jeu sur le Central. A l’instar d’autres joueurs, c’est un court que tu n’aimes pas trop, avec ce vent qui fait parfois débat ?
Je ne suis pas le joueur le plus indiqué pour dire que je déteste ce court ! (Rires) Les conditions, c’est vrai, ne sont pas forcément faciles. Il y a un vent tourbillonnant qui semble parfois bizarre. Mais j’adore ce court, il est très charismatique, il représente énormément pour moi, comme pour l’histoire du tennis.
Tu parles souvent de tes blessures, quand d’autres ne disent rien à ce sujet. Pourquoi ? Il y a un avantage à en parler ? Un inconvénient ?
A propos des blessures, sincèrement, peu importe. Certains en disent beaucoup, d’autres moins, mais le résultat est le même : si vous êtes blessé, vous êtes blessé. Moi, j’ai la franchise pour principe, donc je ne me verrais pas venir en conférence de presse et ne pas vous dire la vérité, quelle qu’elle soit.
Tu as dit, en début de mois, que tu ne reviendrais pas jouer à Madrid si la terre bleue n’était pas changée d’ici-là. C’est une décision irrémédiable ?
Nous sommes à Roland Garros. Je crois que l’on doit d’abord se concentrer sur ce tournoi, il est sûrement assez important en lui‐même. Sur ce sujet‐là, quand je dis quelque chose, je le dis, encore une fois, avec franchise. Ca peut être sous le coup de la colère, certes, mais si je dis quelque chose, c’est que j’ai quelque chose à dire. Je n’ai pas changé d’avis. Ce n’est pas acceptable qu’il y ait des surfaces aussi différentes au cœur d’une saison comme la saison sur terre battue. On ne peut pas supporter autant de variations dans les terres battue, d’autant que c’est la seule à poser problème. J’aimerais revenir là‐bas, à Madrid, c’est mon pays, mon public, une ville magnifique où j’ai vécu de belles émotions. Mais, si les choses n’ont pas changé l’année prochaine, je ne reviendrai pas.
Que penses‐tu des balles, cette année ?
L’année dernière, les balles étaient extrêmement rapides ; avant, je ne m’en rappelle pas. Cette année, elles sont encore assez rapides, je trouve, mais c’est aussi dû aux conditions. Ici, les conditions sont plus rapides que lors des autres tournois sur terre, elles sont assez sèches. Là, on verra aussi au fil du tournoi.
De votre envoyé spécial à Roland Garros.
- Nadal en patron !
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Publié le mardi 29 mai 2012 à 19:10


