Svetlana, comment te prépares‐tu pour cette finale ?
C’est un match comme un autre, normal. Je fais comme d’habitude, c’est‐à‐dire je m’entraîne durant à peu près une heure, puis j’ai un traitement. J’essaie de ne pas dépenser mon énergie inutilement.
Est‐il difficile de ne pas trop penser à cette finale ?
Bien sûr j’y pense, c’est certain. Je me concentre sur ce que je dois faire, mon style de jeu… Mais j’ai déjà de l’expérience dans ce domaine.
Peux‐tu nous dire à quel type de match tu t’attends ?
Je ne peux dire ce qui va se passer ni lire dans une boule de cristal. A Stuttgart, j’ai bien joué, j’ai pris l’avantage de ma vitesse, et je l’ai fait bouger beaucoup sur le terrain. A Rome, j’ai bien joué, mais j’ai perdu quelques balles dans le premier set. Je n’étais pas vraiment dans le match. Elle a très bien joué, elle. Deux matches différents. Et demain, ce sera très important, et le mental comptera beaucoup pour nous deux.
Tu as déjà gagné un Grand Chelem, alors qu’elle n’en a encore jamais remporté. Penses‐tu que tu aies moins de pression qu’elle ?
Elle est numéro 1, elle a de la pression, c’est elle qui doit gagner, pas moi. Moi, j’irai sur le court, j’essaierai d’en profiter pleinement. Je n’y pense pas vraiment, je ne sais comment elle se sent ni ce qu’elle en pense. Moi, d’accord, j’ai gagné, mais c’est il y a longtemps. Je crois que les conditions sont plus ou moins les mêmes.
De quelle autre joueuse russe es‐tu la plus proche ? Dinara ?
Je suis proche de Likhovtseva, elle ne joue pas ici, mais c’était ma meilleure amie parmi les joueuses russes. Et aussi, Petrova et Dinara, mais plus Petrova, les joueuses qui jouent encore. Avec Dinara, nous sommes amies, on parle, on s’envoie des textos, on a de bonnes relation elles et moi.
Tu travailles avec Larissa depuis quelques mois, quelques semaines ?
Oui, un mois.
Que t’a‑t-elle apporté de nouveau ?
Je ne sais si elle m’a apporté quelque chose de vraiment nouveau, parce qu’à mon stade, on ne peut pas beaucoup changer, mais je me suis calmée. Elle m’apporte le calme et la sérénité. C’est important pour moi. Elle est très sereine, prend son temps, elle n’est jamais empressée. C’est bon pour moi. Quoi qu’il arrive, elle est toujours là, et tout va bien. Pour moi, c’est très important, quelqu’un comme ça.
Qu’en est‐il du côté émotionnel, elle est très émotive quand elle te regarde, très expressive.
Oui et alors ? Peut‐être parce qu’elle me soutient, tout simplement, elle doit me soutenir, c’est très positif. Les émotions sont très bien, lorsqu’elles sont positives.
Quels sont les éléments clés contre Dinara Safina, du point de vue technique et tennistique ?
Rester dans le match… Non pas vraiment, en profiter, m’amuser, jouer mon jeu. C’est ça l’important, c’est ça la clé.
En direct de Roland Garros
Publié le vendredi 5 juin 2009 à 16:33


