Accueil SD – L’expérience a parlé
Array

SD – L’expérience a parlé

-

Dans les deux quarts fémi­nins, les deux joueuses les plus âgées s’im­posent dans des cir­cons­tances dif­fé­rentes. Elena Dementieva a pro­fi­té d’une plus grande fraî­cheur phy­sique que Petrova, et Schiavone a fait la leçon à Caroline Wozniacki, tou­te­fois peut‐être dimi­nuée par son com­bat face à Pennetta. Une demi‐finale inédite aura donc lieu, Dementieva part favo­rite, mais Schiavone est sur une dyna­mique très positive.

Loin des radars, Francesca Schiavone n’ar­rive pas là par hasard. Pour ceux qui ont sui­vi son par­cours, l’Italienne a tout de même enchaî­né des vic­toires sur Na Li, demi‐finaliste à Varsovie, une per­for­mance brillante contre Maria Kirilenko et une petite leçon à la n°3 Wozniacki, dont la grande qua­li­té de défen­seuse avait impres­sion­né face à Pennetta. L’Italienne sait presque tout faire : elle par­vient à trou­ver de superbes angles court‐croisé avec son coup droit et son revers à une main, casse le rythme avec des coups droits lourds et lents, slice en revers. Contre Kirilenko, elle a sor­ti de superbes amor­ties, et n’est pas non plus mal­adroite à la volée, ce qu’elle a mon­tré contre Wozniacki avec 13 mon­tées au filet réus­sies sur 16. C’est sa pre­mière demi‐finale en Grand Chelem, elle pour­rait souf­frir de son inex­pé­rience à ce stade, mais Schiavone a appris à être solide dans les grands évè­ne­ments avec l’é­quipe de Fed Cup ita­lienne. Méfiance !

A l’op­po­sé, Elena Dementieva fait par­tie des favo­rites, mal­gré une pré­pa­ra­tion dif­fi­cile à Roland‐Garros. Elle a déjà dis­pu­té une finale en 2004, per­due contre Anastasia Myskina, et une finale éga­le­ment à l’US Open. C’est une joueuse qui fait par­tie du top 10 depuis un petit moment, elle mène 6–4 dans le head to head face à Schiavone qu’elle a d’ailleurs bat­tu lors de leurs trois der­niers matches, ain­si que lors de leur seul duel sur terre. Mais la Russe, un peu à la manière d’un Novak Djokovic dans le tableau mes­sieurs, avance mas­quée. Comme le Serbe, elle n’a pas eu un tableau cos­taud : Martic, Medina Garrigues, Wozniak, Scheepers. En quarts, l’op­po­si­tion Petrova était cor­sée, mais la tom­beuse de Rezai a joué car­bo­ni­sée et bles­sée. On connaît ses qua­li­tés, le coup droit et le retour de ser­vice, mais elle ne devra pas res­ter en fond de court car Schiavone sait prendre sa chance au filet et jouer l’a­mor­tie. Sur le papier, cette demie semble acquise à Dementieva, mais le match s’an­nonce très indécis.

Instagram
Twitter