Samantha, c’est la première fois de ta carrière que tu te hisses en demi‐finale d’un Grand Chelem. Comment te sens‐tu ?
Heureuse. Fatiguée, mais excitée. Toutes les émotions positives, je les ressens actuellement. A part cela, que dire…
ça a été très dur pour toi. Il y a 18 mois, tu étais alitée, ne pouvais pas bouger ((maladie de Lyme, ndlr). Que s’est‐il passé dans ta tête à ce moment‐là, quand tu pensais ne plus jamais être suffisamment en forme pour revenir sur les courts ?
C’est vrai que j’ai eu des moments durs au cours des deux dernières années, mais Roland Garros, l’année dernière, était mon premier retour, mon premier tournoi après plus d’un an. Evidemment, entre l’année dernière et cette année, il n’y a pas de comparaison. Je me suis tellement améliorée sur les courts qu’aujourd’hui tout était là, tous mes coups étaient là. C’est une telle différence avec l’année dernière… C’est là que l’on se rend compte qu’une année fait beaucoup de différence. L’an passé, je faisais encore très attention à tout ce que je faisais, et ne savais pas trop jusqu’où je pouvais aller, ce qu’il fallait que j’évite de faire. Pour être tout à fait honnête, à cette époque, je ne pensais pas trop au Grand Chelem ou au tournoi, ni même au tennis pour être honnête. Je voulais simplement recouvrer la santé. Ca peut paraître bizarre, mais j’ai toujours essayé de rester positive. Je me suis toujours dit « tu seras de nouveau sur les courts. » Je suis restée aussi positive que possible, et j’avais de la chance, j’étais très bien entourée par ma famille, par mes amis qui m’ont soutenue durant ces moments difficiles. C’était très agréable d’avoir ce soutien de ces gens qui sont proches de moi. Il y a un an, quand j’ai recommencé à jouer, je savais que ça allait passer, que j’allais pouvoir m’en tirer et revenir sur les courts. Aujourd’hui, j’ai décidé d’oublier tout cela, et de continuer à faire ce que j’ai à faire. Ce qui m’arrive cette année, c’est juste fantastique.
Penses‐tu que ton service soit plus efficace sur la terre que sur d’autres surfaces, surtout ton service kické ?
Oui, c’est vrai que ce service kické sur terre battue, tout le monde sait que c’est efficace. Quel que soit mon adversaire, il est efficace et donc je m’en sers. Il est efficace ici, mais il fonctionne également pas mal sur des surfaces dures.
Nerveusement, comment te sentais‐tu en entrant sur le terrain ?
En entrant sur le court, j’allais beaucoup mieux. Je me suis souvenu de mon dernier match sur le court Central. C’est évident qu’avant le match, j’étais très nerveuse, mais une fois sur le court, je me suis sentie beaucoup plus à l’aise, même très bien. J’avais envie de jouer !
Les deuxième et troisième jeux du premier set étaient décisifs, non ?
Oui, mais ce que je me suis dit, c’est qu’il faut que je continue à me battre, si elle doit gagner un set, je ne lui donnerai aucun point. Après le premier set remporté 6⁄1, à 4⁄1 dans le deuxième, je me sentais tout de même très bien, mais je savais que la partie n’était pas finie, qu’il fallait que je pousse encore un petit peu. Alors j’ai poussé, et à 40⁄15, dans le dernier jeu, j’ai gardé la tête haute, je n’ai rien cédé.
Prochaine adversaire : Svtelana Kuznetsova…
Quoi qu’il en soit, je jouerai mon jeu. A ce niveau‐là, peu importe l’adversaire !
En direct de Roland Garros
Publié le mercredi 3 juin 2009 à 17:53


